REACH réglementation des produits chimiques

Mercredi 7 juin 2006 3 07 /06 /2006 17:27
Paru aujourd'hui dans la journaldelenvironnement.net cet article sur une étude scientifique américaine corroborant des risques accrus de cancer à la proximité d'usines rejetant des produits chimiques.

Rejets chimiques: risque de cancer près des usines

07/06/2006 14:29
Dans un article scientifique, des chercheurs associent la hausse du risque du cancer du cerveau chez les enfants avec la présence dans leur environnement d’un site industriel émetteur de substances chimiques.
par Claire Avignon

Les scientifiques d’Atlanta (Etats-Unis) ont voulu comprendre le rôle des molécules chimiques dans la survenue des cancers du cerveau chez l’enfant, beaucoup moins connu, selon eux, que le lien entre les substances chimiques et le développement du fœtus. L’étude est parue dans la revue Environmental health perspectives. Elle analyse le cas de 382 enfants de moins de 10 ans qui ont souffert d’une tumeur du cerveau entre 1993 et 1997. Leur taux d’exposition à des produits chimiques pendant la grossesse de leur mère a été étudié grâce à l’inventaire de rejets des substances chimiques ou toxic release inventory. Connu sous son acronyme TRI, il a été créé à la fin des années 1980 par l’Agence de protection de l’environnement (EPA) et rendu obligatoire pour toutes les usines du territoire américain. Il s’agit d’une source d’informations pour les riverains, mais aussi pour les chercheurs qui connaissent ainsi de manière précise le tonnage et le type de substance émise par chaque site industriel.

Selon les résultats, le risque de cancer avant 5 ans augmente de 66% pour les mères vivant à moins d’un mile (1,6 kilomètre) d’une usine qui émet des polluants, qu’ils soient reconnus ou non comme cancérogène. Pour le même périmètre, le risque croît de 72% lorsque les substances incriminées sont reconnues comme cancérogènes par la communauté scientifique.

Toutefois, les scientifiques de Georgie restent prudents. L’étude est une première et doit être confirmée par des travaux ultérieurs. En effet, l’inventaire TRI repose sur des données établies par les entreprises, et non par une source indépendante. D’autre part, les chercheurs n’ont pas vérifié l’exposition des femmes enceintes à leur travail, ou bien à d’autres sources environnementales comme le trafic routier ou les décharges.
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Jeudi 12 octobre 2006 4 12 /10 /2006 17:18
Article paru ce jour sur lejournaldelenvironnement.net

Reach: l’autorisation et la substitution divisent toujours

11/10/2006 15:58
Hier, la commission de l’environnement du Parlement européen a présenté les points sur lesquels elle veut se battre jusqu’au bout: la substitution des substances les plus dangereuses, le devoir de vigilance, l’alternative aux tests sur les animaux et les aides aux PME.

Maîtriser

dans le JDLE Reach: le Parlement à nouveau dans la bataille Reach: premier round de la deuxième lecture Reach: le Parlement veut modifier l’information du public

 

pour aller plus loinREACH : Comment vous mettre en conformité

 

Mardi 10 octobre, la commission environnement du Parlement européen a adopté le rapport de Guido Sacconi, député socialiste italien, dans le cadre de la deuxième lecture du règlement sur l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques (Reach). Avec une majorité de 42 voix pour, 12 contre et 6 abstentions, le rapporteur italien se dit conforté pour négocier avec le Conseil.

Le premier point sur lequel la commission de l’environnement ne veut pas transiger est la substitution des substances les plus dangereuses et la limitation de leur autorisation à 5 ans. Une autorisation que les industriels n’obtiendraient que si trois conditions étaient remplies: s'il «n'existe pas de substance ou de technologies alternatives appropriées», «si les avantages socio-économiques l'emportent sur les risques qu'entraîne l'utilisation» de ces substances pour la santé et l'environnement, et si ces risques peuvent être «valablement maîtrisés». Cette position déjà affirmée lors de la première lecture n’est pas du goût du Conseil qui préférerait une lecture plus souple des deux principes. Optimiste, Guido Sacconi a pourtant évalué ses chances d'aboutir à 70%.

Cela devrait être le principal enjeu des négociations qui pourraient s’achever avant même le vote en séance plénière du Parlement. Car les deux institutions aimeraient trouver un accord le plus rapidement possible. En effet, en janvier, l’Allemagne qui prendra la présidence du Conseil ne pourra plus défendre aussi vigoureusement son industrie chimique.

Dans l’amendement 5, Guido Sacconi a introduit le «devoir de prudence», notion voisine du principe de précaution. Selon le député, le devoir de prudence permet de «définir la responsabilité qui incombe à l'industrie pour une manipulation et une utilisation sûres de toutes les substances chimiques», quel que soit leur volume de fabrication. «L'industrie sera tenue non seulement de remplir les obligations spécifiques prévues par Reach, mais également d'honorer les responsabilités fondamentales de l'entreprise dans le domaine social, économique et environnemental», justifie le rapporteur.

La commission de l’environnement a également réitéré sa position sur l’expérimentation animale. «La réglementation Reach devrait assurer la promotion de l'expérimentation  non animale », est-il indiqué dans un communiqué. La commission souhaite donc que la Commission européenne, les Etats membres et les entreprises allouent un plus grand volume de ressources pour l’expérimentation non animale.

Concernant les PME, le rapporteur souhaite que des mécanismes d’aide soient mis en place. La commission «demande que les Etats membres adoptent des mesures d'aide spécifiques pour permettre à ces entreprises la réalisation des essais nécessaires  pour recueillir les informations exigées par le règlement et qu'ils mettent en place, en coopération avec la Commission, un réseau d'assistance générale aux PME», précise le communiqué.

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Vendredi 1 décembre 2006 5 01 /12 /2006 16:50
ci-dessous le communiqué du parlement européen sur reach

REACH: Accord entre les députés et le Conseil
Environnement - 01-12-2006 - 12:20
Les délégations du Parlement européen et du Conseil sont parvenus à un accord global sur le projet REACH de réglementation des produits chimiques, lors de leur sixième trilogue informel hier soir vers 23h. Ce compromis sera soumis au vote de l'ensemble du Parlement lors de la session plénière de décembre à Strasbourg, dans le but de boucler la procédure législative dès la seconde lecture.

Le rapporteur du PE, Guido Sacconi (PSE, IT) a confirmé, lors d'une conférence de presse ce matin, que les négociations sur l'ensemble du règlement REACH faisaient désormais l'objet d'un accord avec la présidence finlandaise.
 
"J'invite tous les groupes politiques du PE à me soutenir lors de la plénière", a-t-il lancé en présence de Karl-Heinz Florenz (PPE-DE), président de la commission de l'environnement, et des rapporteurs fictifs Ria Oomen-Ruijten (PPE-DE, NL) et Chris Davies (ADLE, UK).
 
Principaux éléments de l'accord:
 
- Agence : deux députés européens siègeront au Conseil d'administration de l'Agence d'Helsinki, le Directeur exécutif devra lui être auditionné par le PE avant sa nomination;
 
- autorisation : dans le cas des substances dangereuses, un plan de substitution devra obligatoirement être soumis pour remplacer ces substances par des alternatives moins nocives. Même dans le cas où il n'existerait pas de produits alternatifs, les producteurs devraient présenter un plan de recherche et de développement;
 
- exclusion des substances ayant des effets perturbateurs sur le système endocrinien: ces substances ne pourront être autorisées que si les avantages économiques et sociaux de leur utilisation sont plus élevés que les risques pour la santé humaine et l'environnement et si aucune alternative plus sûre n'existe. Une clause de révision a été convenue, elle vise à ce qu'une inclusion de ces substances parmi les substances qui ne peuvent être autorisées qu'au vu des résultats d'une analyse des coûts et avantages socio-économiques puisse être considérée 6 ans après l'entrée en vigueur de la réglementation sur la base des dernières données scientifiques disponibles.
 
- les dispositions sur les droits de propriété intellectuelle ont été renforcées avec une protection des données étendue de 3 à 6 ans.
 
- devoir de vigilance (duty of care): ce principe est maintenant ancré dans la réglementation via un considérant qui rappelle que la production, l'importation et la mise sur le marché des substances, dans des circonstances raisonnablement prévisibles, ne doit pas nuire à la santé ou l'environnement.
 
- bien-être animal: des modifications ont été convenues pour éviter des la duplication de tests sur les animaux et pour promouvoir des méthodes alternatives de tests.
 
L'accord d'hier soir doit maintenant être confirmé par le COREPER. Il sera ensuite soumis au vote du Parlement dans son ensemble, le mercredi 13 décembre à Strasbourg.



27/11/2006
Commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Président : Karl-Heinz FLORENZ (PPE-DE, DE)

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Mercredi 20 décembre 2006 3 20 /12 /2006 19:41
Article paru ce jour sur lejournaldelenvironnement.net

Dans un article paru dans The Lancet, les professeurs Philippe Grandjean (Harvard) et PJ Landrigan (école de médecine Mount Sinaï) estiment nécessaires de «nouvelles approches de précaution» pour tester et contrôler les produits chimiques. Elles prendraient en compte «la vulnérabilité unique du développement du cerveau». Selon les auteurs, les causes de troubles de neurodéveloppement tels que l’autisme, le déficit d’attention, le retard mental, etc. ont des causes largement inconnues. Plusieurs substances chimiques comme le plomb, le méthylmercure, les PCB, l’arsenic et le toluène ont déjà été reconnues comme causes de désordre. Mais au moins 200 autres molécules ont des effets neurotoxiques sur les adultes, sans que l’on connaisse leurs impacts sur le développement du système neurologique.

Claire Avignon


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