Risques environnementaux

Mercredi 12 avril 2006 3 12 /04 /2006 19:54
A lire ce jour, un article du journal de l'environnement (journaldelenvironnement.net) sur le dernier sondage de l'IRSN concernant la perception des risques industriels et environnementaux par les Français.


l'article consultable sur la page web:
http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=22697&idThema=7&idSousThema=41&type=JDE&ctx=291

Les Français interrogés sur les risques industriels
12/04/2006 13:17

Dans son dernier baromètre, l’IRSN analyse la perception des risques par les Français. Les résultats montrent une certaine défiance vis-à-vis des installations industrielles.
par Claire Avignon

42% des Français déclarent que les risques liés aux installations industrielles vont augmenter dans l’avenir contre 20% pour dire qu’ils vont diminuer et 33% qu’ils ne changeront pas. Il s’agit d’un des principaux résultats de l’enquête de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), menée auprès d’un échantillon de 1.047 personnes, entre le 21 novembre et le 2 décembre 2005. Pour les personnes interrogées qui craignent une hausse des risques, celle-ci serait due au fait qu’il y a de plus en plus d’installations dangereuses (56,6% des premières et deuxièmes réponses cumulées), que les installations sont de plus en plus vétustes (49,3%), que les industriels n’investissent pas dans la sécurité (47,5%), et que les contrôles sont moins nombreux (31,1%). Pour les plus optimistes, la diminution des risques serait due à des contrôles plus fréquents (56,4%), à des industriels de plus en plus attentifs (46%) mais aussi au rôle de plus en plus actif des associations et des populations (44,6%). En ce qui concerne le contrôle de ces installations, les sondés font davantage confiance à un comité d’experts scientifiques (30,9%) qu’aux pouvoirs publics (22,2%).

A la question «Accepteriez-vous de vivre près de… quoi?», le site de stockage de déchets chimiques fait l’unanimité contre lui avec 95% de réponses négatives, suivi de près par celui de déchets radioactifs (94%), d’une décharge d’ordures ménagères et d’une installation chimique importante (ex æquo à 93%). D’une manière générale les Français s’avèrent très réticents à vivre près des installations dangereuses puisque aucun des choix, même l’antenne de réseau de téléphonie mobile (53%), n’a de grâce à leurs yeux. Le phénomène Nimby (1) ne semble pas près de disparaître.

Malgré tout, les risques environnementaux apparaissent moins préoccupants que d’autres puisque la dégradation de l’environnement se situe en quatrième position des risques les plus souvent cités (17%), derrière le chômage (43,3%), la misère et l’exclusion (33,2%) et l’insécurité (20,3%). Toutefois, il faut associer à la dégradation de l’environnement d’autres préoccupations comme les bouleversements climatiques (11,5%), les risques nucléaires (6,1%) et les risques chimiques (4,6%).

Au sein des risques environnementaux, ce sont l’effet de serre (35%), la pollution de l’air et de l’eau (ex aequo à 34,6%) qui dominent. Pourtant peu évoqué par les médias, l’appauvrissement de la couche d’ozone continue à préoccuper 24,2% des sondés. A l’opposé, les nuisances sonores arrivent en dernière position (5%), derrière la dégradation du paysage (7,6%), et la disparition des espèces animales (9%).

(1) Le phénomène «Not in my back yard» ou «Pas dans mon jardin» se réfère à l’opposition de populations riveraines à l’implantation ou à l’extension d’une nouvelle installation, notamment des incinérateurs ou des centres de stockage.
Par NOUZILLE - Publié dans : Risques environnementaux
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Dimanche 16 avril 2006 7 16 /04 /2006 19:35
Paru, un article dans le journal de l'environnement, sur le débat sur la qualité des eaux à l'objectif 2015, au moment où le projet de loi sur l'eau va revenir à l'assemblée.

Un bon état des eaux en 2015: objectif réaliste ou insurmontable?

14/04/2006 11:48
Le colloque parlementaire sur l’eau a été l’occasion de revenir sur la question des méthodes pour parvenir à un bon état écologique des eaux en 2015. Un objectif qui suppose, pour être atteint, de revoir l'ensemble des pratiques agricoles et de simplifier les processus de décision.
par Laurent Richard

Le 4 avril, la table-ronde s'est d'abord concentrée sur les pratiques agricoles. Pierre Stengel, directeur scientifique à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), considère que l'objectif de 2015 fixé par la directive cadre sur l'eau est «difficilement tenable». Les pratiques agricoles génèrent en effet des risques de fuites de polluants vers les nappes, qu'il s'agisse des nitrates, des effluents d'élevage ou des antibiotiques donnés aux animaux. Certes, des solutions techniques existent, telles que les «pièges à nitrate», mais il faut que les agriculteurs se les approprient davantage. Il convient par ailleurs de renforcer les filières de traitement et, surtout, de modifier les pratiques agricoles les plus polluantes telles que les élevages hors-sol.

L'Union des industries de la fertilisation (Unifa) émet un autre son de cloche en la personne de son délégué général Gilles Poidevin. Pour ce dernier, «la quantité d'azote utilisée est maîtrisée»: elle n'a pas augmenté depuis 1980 et a même permis de produire 50% de céréales en plus… En outre, les agriculteurs se mettent aux bonnes pratiques, en ayant recours par exemple au «fractionnement» de l'épandage (3 passages ou plus par an au lieu de 2). Les résultats sont là, puisque l'on est passé de 38 milligrammes par litre (mg/l) de nitrate en 1993 à 29 en 2004 (l'OMS prescrivant de ne pas dépasser le seuil de 50 mg/l).

Ce diagnostic optimiste est partagé par Jean-Charles Bocquet, qui s'exprimait au nom des fabricants de produits phytopharmaceutiques (Union des industries de la protection des plantes ou UIPP). Non seulement la norme de 0,1 µg/l pour les eaux de boisson est respectée, mais aussi il convient de souligner les initiatives de la profession: création de la société Adivalor, spécialiste de la gestion des déchets d'emballages issus des produits phyto-pharmaceutiques, en partenariat avec les chambres d'agriculture et la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), réalisations de diagnostics par bassins versants (en vue de vérifier le réglage des pulvérisateurs, la protection des berges des cours d'eau, etc.), et enfin, actions de formation auprès des agriculteurs.

La table-ronde s'est ensuite intéressée aux eaux usées. Les entreprises de services d'eau et d'assainissement, représentées par Antoine Frérot, vice-président du SPDE (1), ont tenu à faire savoir que «les objectifs de la directive-cadre ne seront pas atteints… tant que ceux de la directive précédente sur les eaux urbaines résiduaires ne l'ont pas été». Or, beaucoup reste à faire dans ce domaine, par exemple en ce qui concerne le renforcement de la police de l'eau en amont des stations d'épuration (step). Des progrès restent également à faire s'agissant de la récupération et du traitement des eaux pluviales et de l'utilisation des nouvelles techniques de recyclage des eaux usées (irrigation, réinfiltration dans les nappes ou utilisation comme eau de lavage ou de refroidissement).

L'identification des responsabilités est une tâche ardue. C'est pourquoi Jacques Oudin a tenu, en tant que président du Comité national de l'eau, à rappeler l'utilité de structures telles que les Sage (2), créés par la loi de 1992. Selon Jacques Oudin, ces «petits parlements locaux», réunissant l'ensemble des acteurs, sont la solution, au moins au niveau local, pour une bonne gestion des différents usages de l'eau. A condition toutefois qu'ils montent en puissance (il n'y a que 27 Sage validés à ce jour), et qu'ils disposent de moyens financiers suffisants. La question de l'allocation des ressources financières est centrale, de l'avis du rapporteur du projet de loi à l'Assemblée, François Sauvadet (UDF, Côte d'Or). Elle se double de la question de la clarification du rôle de l'Etat et des différentes collectivités territoriales (communes, intercommunalités, départements, régions), dont certaines voient leur rôle renforcé par le projet de loi. Une tâche autrement ardue, qui laisse planer un doute sur la possibilité que l'Assemblée parvienne à un accord sur le texte au début de l'été.

(1) Syndicat professionnel des entreprises de service d'eau et d'assainissement
(2) Schémas d'aménagement et de gestion des eaux
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Lundi 24 avril 2006 1 24 /04 /2006 15:34
Paru ce jour, dans le Monde (www.lemonde.fr) cet article qui présente le dernier état des recherches sur les effets de la radiocactivité de l'accident de Tchernobyl en France.

L'effet de Tchernobyl en France a été jusqu'à mille fois sous-évalué

LE MONDE | 24.04.06 | 13h03 • Mis à jour le 24.04.06 | 15h01

Le nuage de Tchernobyl est bien passé sur la France, au cours des jours qui ont suivi l'explosion du réacteur no 4 de la centrale nucléaire ukrainienne, le 26 avril 1986. Toute la question est de déterminer l'ampleur des retombées de particules radioactives sur le sol français, à la faveur notamment des fortes pluies enregistrées début mai, cette année-là. En vingt ans, les évaluations ont considérablement évolué. Le 7 mai, puis le 16 mai 1986, le Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI), dirigé par Pierre Pellerin, diffusait des cartes de l'activité totale des dépôts au sol des particules radioactives. Sur le second document, elles s'échelonnaient de 25 becquerels par m2 en Bretagne à 500 Bq/m2 dans l'ensemble de l'est de la France, un chiffre modeste.

En 2005, une carte de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), lointain successeur du SCPRI, reconstituant les retombées de mai 1986, montre un paysage bien différent : les dépôts du seul césium 137 dépassent dans certaines zones (Alsace, région niçoise, sud de la Corse) les 20 000 Bq/m2, avec des pointes supérieures à 40 000 Bq/m2 ! Comment expliquer cette différence d'un facteur parfois supérieur à 1 000 ?

Pour Corinne Castanier, directrice de la Criirad, un laboratoire indépendant qui, dès 1986, avait entrepris ses propres mesures de radioactivité, on peut y voir au choix la marque de "l'incompétence du SCPRI, ou celle d'un mensonge délibéré". La Criirad, partie civile dans une plainte contre X pour "défaut de protection des populations contre les retombées radioactives de l'accident de Tchernobyl" déposée en 2001, conjointement avec l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT), penche pour la seconde hypothèse. Elle entend démontrer que les autorités ont minimisé les retombées et n'ont pas pris les mesures sanitaires préventives qui s'imposaient - et que plusieurs pays voisins ont appliquées, comme la restriction de consommation de certains aliments. En décembre 2005, un rapport transmis à la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy, chargée de l'instruction de l'enquête sur le passage du nuage de Tchernobyl au-dessus de la France, affirmait que des mesures radioactives ont été "occultées" par les autorités de contrôle de l'époque. Selon ce rapport, le SCPRI aurait restitué de façon incomplète les données en sa possession.

Depuis 1986, de nombreuses cartes ont été constituées. En 1997, l'Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN), successeur du SCPRI, en a produit une en se fondant sur les mesures de contamination des végétaux et du lait. En 2003, une nouvelle carte est proposée, mettant en relation les dépôts et les précipitations. Certaines données de la Criirad y sont intégrées. L'ensemble dévoile des niveaux de contamination bien plus élevés que précédemment. Mais ce résultat est contesté, notamment par le professeur Aurengo. Spécialiste de médecine nucléaire, il se déclare, dans un courrier au gouvernement qui l'a chargé d'animer un groupe de travail sur le sujet, "consterné" par les résultats de l'IPSN. Il les qualifie de "méthodologiquement contestables et très probablement faux (...), diffusés sans aucune validation scientifique". Pour tenir compte de ses remarques, l'IPSN inclut des mesures atmosphériques dans sa reconstitution. Une nouvelle carte est produite en 2005 : "Le résultat restait très proche de celui de 2003 et collait bien, à l'échelle de la France, avec les données de la Criirad", résume Didier Champion, directeur de l'environnement et de l'intervention à l'IRSN.

Dernier épisode, le 27 mars, le conseil scientifique de l'IRSN (qui a succédé à l'IPSN) confirme la validité des travaux de l'Institut concernant les retombées de Tchernobyl en France. D'une certaine manière, il s'agit aussi d'un hommage rendu au travail de la Criirad, l'IRSN ayant puisé dans les données de l'association - sans que celle-ci soit d'ailleurs associée aux travaux en question.

Reste à expliquer le rapport de 1 à 1 000 entre les cartes de 1986 et celles d'aujourd'hui. "La première carte du 7 mai 1986 était très fruste. Les chiffres avancés ressemblent beaucoup à ceux des dépôts secs de particules radioactives, beaucoup moins concentrés que les dépôts humides, dus aux précipitations", avance Didier Champion. Malheureusement, note-t-il, plus personne à l'IRSN n'a la mémoire de la façon dont le SCPRI a procédé : "C'est un peu un puzzle pour nous." Un puzzle d'autant plus difficile à reconstituer qu'une information judiciaire est en cours, et que chaque acteur campe sur ses positions.

Pour Jacques Repussard, directeur général de l'IRSN, les premières cartes de 1986 ont été constituées à partir d'un réseau qui manquait de densité, ce qui s'est traduit par un "effet lampadaire", de grandes zones restant dans l'ombre : "Ils ont fait des moyennes avec ce qu'ils avaient sous la main." Vingt ans après, note-t-il, il n'est pas certain que, face à une situation d'urgence, le réseau d'alerte soit suffisant pour nourrir de façon satisfaisante les modèles de prévision d'impact qui ont été développés.

Hervé Morin
Article paru dans l'édition du 25.04.06

Quel impact sur le cancer de la thyroïde ?
Les cartes des dépôts radioactifs au sol n'indiquent pas les doses reçues par la population. Les rares reconstitutions individuelles - notamment sur un enfant en Corse - ont montré une dose à la thyroïde allant de 15 à 30 millisieverts. Aujourd'hui, la limite de dose pour le public, corps entier, est fixée à 1 mSv/an. En 2000, l'Institut de veille sanitaire avait estimé de 7 à 55 le nombre de cas de cancers de la thyroïde additionnels attribuables à Tchernobyl, sur une population de 2,3 millions d'enfants, pour la période 1991-2015. Or, sur les 900 cas de cancers spontanés (hors Tchernobyl) attendus dans cette population, la marge d'erreurs est de plus ou moins 60 cas. De plus, comme le nombre de cas de cancers de la thyroïde croît depuis les années 1970, il sera difficile, voire impossible, de discerner un "effet Tchernobyl", estiment nombre d'épidémiologistes. La Corse, où on a mesuré des niveaux élevés de césium 137, espère échapper à ces difficultés méthodologiques. L'assemblée de Corse a voté à l'unanimité, le 11 avril, une motion décidant "de faire réaliser une enquête épidémiologique (...) sur les retombées en Corse de la catastrophe de Tchernobyl". Une expertise est déjà en cours sur 13 villages particulièrement exposés.
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Mercredi 3 mai 2006 3 03 /05 /2006 19:25
Paru ce jour dans le journal de l'environnement, (journaldelenvironnet.net), un article intéressant sur le projet de loi sur l'eau, en cours de discussions au Parlement

Loi sur l’eau: l’UFC-Que choisir ouvre les hostilités
03/05/2006 11:19

A une semaine des débats de l’Assemblée nationale sur le projet de loi sur l’eau, l’UFC-Que choisir demande la création d’«aquataxes» pour l’agriculture. Une idée qui avait été intégrée à l’avant projet de loi de Roselyne Bachelot pour être ensuite abandonnée par son successeur.
par Claire Avignon

L’association de consommateurs UFC-Que choisir parviendra-t-elle à réveiller le débat sur le projet de loi sur l’eau? C’est le pari qu’elle a fait en présentant, le 2 mai, lors d’une conférence, son projet de réforme relatif à la diminution des effets de l’agriculture sur les ressources en eau, qu’ils concernent la pollution par les nitrates et les pesticides, ou la sécheresse. «Attention, il ne s’agit pas d'exiger plus des agriculteurs pour demander moins aux consommateurs, indique Alain Bazot, président d’UFC-Que choisir. Mais nous voulons que l’argent collecté soit redistribué au sein du monde agricole pour diminuer la pression du monde agricole sur l’eau. Si nous n’agissons pas, nous risquons à terme d’aboutir à des antagonismes entre les consommateurs privés et les agriculteurs.»

La solution trouvée consiste à créer un «circuit de financement vertueux» en prélevant de l’argent sur les modes de production agricoles polluants pour les redistribuer à des productions plus favorables à la préservation de la ressource en eau. L’UFC préconise entre autres le doublement de la prime rotationnelle (1) ou le développement de la prime herbagère. Le financement ciblerait essentiellement les régions les plus polluées comme le bassin Adour Garonne ou la Bretagne.

Côté financement, l’association veut rassembler 1 milliard d’euros annuel. Pour cela, elle souhaite que l’ensemble des aides de la politique agricole commune (Pac) soient consacrées aux mesures agro-environnementales. Une mesure qui serait très difficile à faire accepter par de nombreux agriculteurs qui ont, à l'heure actuelle, davantage en tête les problèmes économiques qu'environnementaux. «Comment la France pourra-t-elle être crédible au moment des prochaines négociations sur la Pac, si l’on ne donne pas un signe fort lors du projet de loi de notre volonté de préserver nos ressources», plaide le président de l’UFC-Que choisir. Quant aux 300 millions restants, ils proviendraient d’«aquataxes» liées à l’utilisation de pesticides et de nitrates et versées aux agences de l’eau.

La taxation sur les nitrates avait été envisagée par le ministère en charge de l’environnement dans l’une des multiples versions du projet de loi, a rappelé Roselyne Bachelot, présente à la conférence. Depuis, ce projet a été abandonné par le gouvernement. L’UFC-Que choisir espère que les députés voteront un amendement en ce sens. Car pour le moment, l’association considère le projet comme «une coquille qui sonne creux». «Or, si le Parlement vote le projet tel qu’il est à l’heure actuelle, on est reparti pour 15 à 20 ans à rester sur le statu quo actuel», estime Alain Bazot. Verdict dans quelques jours. (1) La prime doit favoriser l’alternance des cultures pour améliorer notamment la fertilité des sols
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Mardi 9 mai 2006 2 09 /05 /2006 19:03
Ci-dessous le communiqué de l'Organisation mondiale de la santé sur les dégâts sanitaires de l'air intérieur:

L'OMS préconise d'investir massivement pour réduire la pollution de l'air a l'intérieur des habitations et pour en finir avec la pauvreté énergétique

Chaque année la pollution de l'air intérieur engendrée par l'utilisation de combustibles solides pour la cuisine fait 1.5 millions de morts. Les progrès réalisés depuis 1990 en la matière ont été négligeables. Pour réduire de moitié d'ici 2015, la population cuisinant à l'aide de combustibles solides, ce sont 485 000 personnes de plus qui doivent avoir accès à des combustibles plus propres tous les jours pendant les dix prochaines années.

Afin de coïncider avec la 14e réunion de la Commission du développement durable des Nations Unies, placée cette année sous le thème de l'énergie pour le développement durable, l'organisation mondiale de santé (OMS) lance un nouveau rapport d'où il ressort que l'investissement dans des combustibles plus propres permettra de sauver des millions de vies et d'engendrer un bénéfice économique.
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