Samedi 3 juin 2006 6 03 /06 /2006 20:03
Le réseau RSEIN (recherche santé environnement intérieur) vient de publier le N°15 de son bulletin de veille scientifique INFO SANTE ENVIRONNEMENT INTERIEUR.

On y apprend notamment que des études récentes menées aux Etats-Unis mettent en évidence la pollution particulaire des fumées de cuisson dans les appartements.
-Que d'autres études américaines montrent que l'on peut retrouver d'importantes quantités de pesticides au domicile des agriculteurs.
-Qu'une thèse récemment soutenue à Strasbourg confirme les effets "potentialisants" des polluants intérieurs comme le formaldéhyde sur l'asthme et l'allergie et ce, dès 50 microgrammes par m3, soit une concentration inférieure aux normes d'expositon à court terme fixées par l'OMS.
-Enfin qu'une récente étude de l'INVS sur les effets du radon en Corse chiffre entre 33 et 44 décès chaque année (soit 21 à 28% des cancers du poumon) la mortalité due à ce gaz radioactif naturel, très présent dans les sous-sols de l'ile. Mais on n'en parle pas beaucoup dans les médias....
Par NOUZILLE - Publié dans : Risques environnementaux
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Jeudi 1 juin 2006 4 01 /06 /2006 12:38
Ci-dessous le communiqué de la CRIIRAD, et de l'AFMT (association française des malades de la thyroïde) parties civiles dans la procédure judiciaire sur les retombées de Tchernobyl en France, où le professeur Pellerin a été mis en examen hier.

Communiqué conjoint de la CRIIRAD et de l’AFMT - Jeudi 1er juin 2006

Mise en examen du Pr PELLERIN pour tromperie aggravée dans le dossier Tchernobyl / malades de la thyroïde
Réaction des parties civiles : AFMT et CRIIRAD

L’Association Française des Malades de la Thyroïde et la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité avaient déposé plainte contre X, le 1er mars 2001, conjointement avec une cinquantaine de malades (environ 500 aujourd’hui) afin de faire sanctionner l’incapacité de l’État français à assurer la protection de la population française contre les retombées radioactives consécutives à l’accident survenu à la centrale nucléaire de Tchernobyl le 26 avril 1986.

Les deux associations se félicitent de la mise en examen du Professeur Pellerin qui était à l’époque directeur du Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants et avait, à ce titre, pour principale mission de surveiller la contamination du territoire français et d’alerter si nécessaire le ministère de la Santé afin que des mesures de protection soient prises. Les preuves accumulées depuis 20 ans, et confirmées par l’instruction, démontrent qu’il a complètement failli à sa mission en publiant des chiffres très fortement sous-évalués et en n’assurant pas la protection des populations à risque, et en particulier des enfants.

La mise en examen de l’ancien directeur du SCPRI constitue un geste fort auquel sont sensibles toutes les personnes qui souffrent aujourd’hui d’une pathologie susceptible d’avoir été provoquée par leur exposition aux retombées de Tchernobyl et tous ceux qui luttent depuis 20 ans aux côtés de la CRIIRAD afin que toute la lumière soit faite sur ce dossier.

La décision de Mme Bertella-Geffroy intervient alors que les pouvoirs publics couvrent depuis 20 ans les fautes commises en 1986 et que des organismes publics et des personnalités scientifiques de premier plan ont usé de leur notoriété pour réécrire l’histoire et exonérer l’État français et le professeur Pellerin de toute responsabilité. Les associations tiennent d’ailleurs à saluer le travail de la magistrate qui a poursuivi les investigations en dépit des pressions, des obstacles et de l’indigence des moyens attribués au pôle santé publique.

La CRIIRAD et l’AFMT sont conscientes que la Justice ne pourra sanctionner qu’une petite partie des fautes commises du fait des contraintes de l’action juridique (délais de prescription, définition des chefs d’inculpation, caractère non spécifique des cancers radio-induits, modalités de la charge de la preuve, etc). Cependant, dans un contexte de négation totale et systématique des fautes commises en 1986, la décision de mise en examen sur la base du délit de tromperie aggravée constitue une avancée d’une extrême importance.

La Justice est en effet, à ce jour, la seule institution à avoir fait un pas vers l’établissement de la vérité et la recherche des responsabilités. Du côté des pouvoirs publics, de la représentation nationale et des services officiels, c’est la politique de l’autruche et le silence qui prédominent ... quand ce n’est pas la complicité active.

L’AFMT et la CRIIRAD se battent depuis des années pour que la gravité des dysfonctionnements passés soit reconnue et que de telles situations ne puissent pas se reproduire. Elles ne peuvent, malheureusement, que constater qu’en cas d’accident la population n’a pas plus de garantie qu’en 1986 que la défense des intérêts sanitaires l’emportera sur les considérations financières et économiques. L’incapacité à reconnaître les fautes passées laisse mal augurer de l’avenir.

La démarche conjointe de la CRIIRAD et de l’AFMT est une démarche citoyenne pour que soient préservés la santé et le droit des personnes face aux intérêts particuliers des lobbies nucléaires ou d’une prétendue raison d’État. Elles espèrent que l’actuelle instruction débouchera sur un procès à la hauteur de ces enjeux.
Par NOUZILLE - Publié dans : Risques environnementaux
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Mardi 30 mai 2006 2 30 /05 /2006 19:25
Paru dans Le Monde cet article

Cancers thyroïdiens : le professeur Pellerin convoqué par la juge chargée du dossier LE MONDE | 29.05.06 | 15h26 • Mis à jour le 29.05.06 | 15h26

Le professeur Pierre Pellerin, qui, en 1986, lors de l'explosion d'un réacteur de la centrale de Tchernobyl (Ukraine), était en charge des problèmes liés à l'exposition aux rayonnements ionisants, devrait être convoqué, mercredi 31 mai, devant la juge Marie-Odile Bertella- Geffroy, chargée de statuer sur la plainte déposée conjointement en mars 2001 par l'association française des malades de la thyroïde (AFMT) et la commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad). En effet, ces deux associations reprochent aux autorités françaises de ne pas avoir suffisamment informé et protégé les populations des conséquences des retombées radioactives du nuage de Tchernobyl. Attitude qui, selon elles, aurait favorisé l'augmentation en France des cancers de la thyroïde.

Selon les auteurs d'un rapport d'expertise rendu public en novembre 2005, le service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) - dont M. Pellerin, 82 ans, était le directeur - "avait pleinement connaissance du dépassement quelquefois très important des valeurs de la radioactivité" sur le territoire. "Les cartes qui ont été fournies par le SCPRI sont inexactes dans plusieurs domaines" et cet organisme "n'a visiblement pas restitué toutes les informations qui étaient en sa possession".

Ce rapport n'a pas permis cependant d'établir un lien de causalité entre la dissimulation des informations et l'augmentation des cancers de la thyroïde. Les plaignants ont donc demandé que le motif de l'infraction retenue soit requalifié en "tromperie aggravée", ce qui pourrait permettre la mise en examen de M. Pellerin. Mais pourquoi lui seul ? Selon Bernard Fau, l'avocat de l'AMFT, "il n'existe pour l'instant aucun élément dans le dossier permettant de remonter plus haut" et l'expertise semble montrer "une tentative de dissimulation aux dirigeants de M. Pellerin lui-même".

En octobre 2003, la Cour de justice de la République avait d'ailleurs classé sans suite une plainte qui visait cinq anciens ministres pour mauvaise information du public en 1986. Quoi qu'il en soit, l'instruction de ce dossier - déposé voilà plus de cinq ans - risque de demander encore du temps. Comme toujours lorsqu'il s'agit d'affaires sanitaires.
(Avec AFP) Article paru dans l'édition du 30.05.06
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Jeudi 25 mai 2006 4 25 /05 /2006 10:23
Paru dans le Monde, ce court article sur les réquisitions au procès de l'amiante à Lille.

Amiante : peine maximale requise contre la société Alstom Power Boilers

LE MONDE | 23.05.06 | 14h44 • Mis à jour le 23.05.06 | 14h44

La peine maximale - soit 75 000 euros d'amende - a été requise, lundi 22 mai, devant le tribunal correctionnel de Lille contre la société Alstom Power Boilers, jugée pour mise en danger de la vie des salariés par l'amiante de 1998 à 2001.

Contre Bernard Gomez, directeur à l'époque de cette usine de chaudières de Lys-Lez-Lannoy (Nord), le procureur a requis une peine d'un an avec sursis, assortie d'une "mise à l'épreuve avec obligation d'indemniser les victimes". Le parquet a dressé une liste de "manquements élémentaires" du groupe Alstom dans ce dossier : "Pas d'information des salariés, pas de notice, pas de formation, pas de protection", comme le prévoit pourtant un décret de 1996. Les avocats de la partie civile ont demandé 10 000 euros de dommages et intérêts pour chacun des 150 anciens salariés.

L'avocat d'Alstom Power Boilers, Me Patrick Maisonneuve, a affirmé qu'"Alstom a été dans notre pays un des groupes qui s'est sensibilisé parmi les premiers au problème de l'amiante". Jugement le 4 septembre. - (APF, Reuters.)
Par NOUZILLE - Publié dans : AMIANTE et les suites
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Jeudi 25 mai 2006 4 25 /05 /2006 10:12
L'Afsset et l'Inrs (voir leurs sites dans la rubriques liens) ont annoncé, le 24 mai, la signature d'une convention cadre sur leur collaboration en matière de recherches. C'est encore peu de choses, mais cela permet d'organiser les échanges entre l'Afsset, agence sanitaire chargée depuis l'automne dernier de santé au travail en plus de ses compétences sur la santé environnementale, et l'INRS, l'institut de recherches sur la santé au travail, qui dépend de la sécurité sociale. Premiers thèmes de coopération: les biocides et les éthers de glycol...

Ci-dessous, le communiqué commun des deux organismes.

Signature d’une convention-cadre de partenariat entre l’Afsset et l’INRS

Guy Paillotin, président du conseil d’administration de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), et Pierre-Yves Montéléon, président du conseil d’administration de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), ont signé, aujourd’hui, en présence de Gérard Larcher, Ministre délégué à l’emploi, au travail et à l’insertion professionnelle des jeunes, une convention cadre visant à développer leur collaboration. Cette convention qui s’inscrit dans la dynamique du plan santé au travail (PST) définit les modalités de coopération entre l’Afsset et l’INRS. Elle organise les contributions de l’INRS auprès de l’Afsset pour des interventions programmées (participation à des groupes d’experts ou à des travaux spécifiques) ou exceptionnelles. L’Afsset, agence tête de réseau scientifique, peut ainsi conduire des travaux d’évaluation en santé au travail en partenariat avec l’INRS qui dispose d’importants moyens de recherche et d’expertise. Michèle Froment-Védrine, directrice générale de l’Afsset et Jean-Luc Marié, directeur général de l’INRS assureront le suivi d’un programme de travail annuel. Les actions communes seront rendues publiques. La signature de cette convention entérine la contribution qu’apporte déjà l’INRS aux travaux de l’Afsset depuis la création de l’Agence en 2002, notamment sur l’évaluation des substances biocides, les valeurs limites d’exposition professionnelles ou les éthers de glycol.
Par NOUZILLE - Publié dans : Santé au travail
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