Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /2006 21:23
-L'institut de veille sanitaire InVS vient de faire paraître dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire une série d'article intéressants sur les risques de la santé au travail, notamment du fait des expositions à des produits cancérigènes
Voir le résumé et le téléchargement du BEH sur le sujet à l'adresse web
http://www.invs.sante.fr/display/?doc=beh/2006/46_47/index.htm

-Les études présentées lors des journées scientifiques de l'InVS (29 et 30 novembre), dont certaines portent sur des sujets de santé au travail, mais également de santé environnementale, sont accessibles à l'adresse web
www.invs.sante.fr/display/?doc=publications/2006/jvs_2006/index.html
Par NOUZILLE - Publié dans : Santé au travail
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Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /2006 21:18
article paru dans lemonde.fr


Une trentaine de polluants relevés dans les maisons

LE MONDE | 28.11.06 | 15h44  •  Mis à jour le 28.11.06 | 15h44
De dangereux polluants habitent nos maisons. Selon l'étude réalisée par l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI), "une trentaine de polluants chimiques, physiques et microbiologiques" ont été détectés dans 567 résidences, étudiées dans 74 communes réparties sur tout le territoire. L'amiante n'a pas été pris en compte et les niveaux de monoxyde de carbone sont "voisins de zéro". La limite de cette étude réside dans le fait qu'il n'existe pas en France de "valeurs guides" auxquelles comparer les concentrations constatées dans les logements. Ces polluants sont classés en quatre catégories.

Les polluants chimiques. Certains font partie des sept substances particulièrement toxiques, dont l'éradication doit être considérée comme "hautement prioritaire". Il s'agit du formaldéhyde (bougies, produits d'entretien, colles), du benzène (carburants, bricolage), de l'acétaldéhyde (panneaux de particules, isolants), des phtalates (plastiques) et des dichlorvos (insecticides). Ces produits sont suspectés de provoquer des maladies respiratoires ou neurologiques.

Du styrène (matières plastiques, matériaux isolants) et du toluène (peintures, colles, vernis, tapis), qui peuvent créer des troubles neurologiques, ont été trouvés dans un logement sur 541. Du toluène seul a été détecté dans 37 garages attenants à une résidence.

Les polluants biologiques. Chiens, chats et acariens exposent les habitants à des molécules chimiques (allergènes) à l'origine d'allergies ou de crises d'asthme. La moitié des logements présentent des taux importants de ces substances, mais les études scientifiques montrent que près de 80 % de la population n'est pas menacée par les allergènes d'acariens.

Les paramètres physiques. Les teneurs en particules (tabac, combustion, ménage, pollution extérieure) et en radon (gaz radioactif) se situent dans des limites qui ne présentent apparemment pas de danger.

Les paramètres de confort et de confinement. Dans la moitié des logements, la température est supérieure à 21 oC ; 5 % de ces derniers la voient dépasser 25,5 oC dans les chambres à coucher. La moitié des logements présente un taux d'humidité dans l'air de 49 %, une proportion quasiment idéale. Le dioxyde de carbone, au contraire, est excessif dans 5 % des logements.

Conseils pour améliorer la situation. L'arrêt du tabac vient en tête des recommandations, car cigarettes, cigares et pipes dégagent plusieurs de ces substances dangereuses. La fumée est notamment une source de formaldéhyde.

Par ailleurs, l'OQAI recommande de bien lire les consignes d'utilisation des produits et de se renseigner auprès des fabricants et distributeurs sur leur dangerosité, de ne pas les mélanger et de les utiliser dans des endroits aérés. Cet organisme conseille aussi d'éviter l'utilisation intensive des pesticides, parfums d'ambiance, bougies et encens.

Enfin, ouvrir les fenêtres est un geste indispensable. Pour assurer le renouvellement de l'air, il faut aérer pendant une dizaine de minutes, soit après une activité polluante, soit le matin dans les chambres. Mais attention à penser à éteindre le chauffage de manière à éviter le gaspillage énergétique !

Françoise Chirot
Par NOUZILLE - Publié dans : Risques environnementaux
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Vendredi 24 novembre 2006 5 24 /11 /2006 19:42
article paru le 22 sur lejournaldelenvironnement.net


Pollution de l’air des logements: la situation s’éclaire

22/11/2006 13:52
Hier, l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) a présenté les premiers résultats d’une grande enquête sur le degré de pollution des logements français. Mais les scientifiques doivent encore mener un long travail d'analyse de ces données avant que les pouvoirs publics ne puissent s’emparer du sujet.

Evaluer

 

Prévu dès 1999, et mis en place en 2001 (1), l’OQAI a enfin rendu public des résultats. Il s’agit d’une campagne nationale qui a porté sur 567 résidences principales (1.612 personnes interrogées) entre 2003 et 2005 et qui permet de dresser, statistiquement, un état de la qualité de l’air intérieur de l’ensemble des 24 millions de logements français. Des données loin d’être négligeables selon Andrée Buchmann, présidente de l’OQAI, qui rappelle que nous passons plus de 80% de notre temps à l’intérieur de locaux, principalement notre chambre dans laquelle nous passons 6 à 7 heures par jour.

30 polluants ont été recherchés, dont les composés organiques volatils (Cov), le monoxyde de carbone (CO) et le formaldéhyde. Un questionnaire sur 600 points (caractéristiques socio-économiques, présence d’un ou plusieurs fumeurs, aération, temps passé dans chaque pièce, utilisation de produits nettoyants ou cosmétiques, etc.) a également été adressé aux occupants des logements.

Si les polluants recherchés ont tous été retrouvés dans la grande majorité des logements, 45% des logements présentent des niveaux de concentration très faibles pour l’ensemble des polluants mesurés. Seule une minorité des logements (9%) présente des concentrations élevées pour plusieurs polluants simultanément.

Dernier résultat important: selon le polluant, 5 à 30% des foyers présentent des valeurs nettement plus élevées que les concentrations moyennes. «Cela pose une question aux ministères en charge du dossier (santé, urbanisme, environnement), estime Séverine Kirchner, coordonnatrice scientifique de l’OQAI. Voudra-t-on améliorer la qualité de l’air intérieur sur le plus grand nombre de logements, ou bien sur les 5 à 30% des habitations les plus polluées?»

Verdict dans quelques mois, voire quelques années. Car les dispositions réglementaires ne devraient pas voir le jour tout de suite, qu’il s’agisse de valeurs d’exposition limites pour les substances polluantes, de nouvelles normes pour la ventilation ou l’étiquetage des caractéristiques sanitaires et environnementales des produits de construction. En effet, beaucoup de questions demeurent, notamment sur les valeurs limites à instaurer.

On ne connaît pas à l’heure actuelle l’impact sanitaire de chaque polluant en fonction de l’exposition. «Cette question est scientifiquement très complexe, ce qui justifie que l’on prenne du temps», estime Odile Gauthier, de la Direction de la prévention des pollutions et des risques du ministère chargé de l’environnement. Pour le formaldéhyde par exemple, Séverine Kirchner note que si l’on adopte la valeur canadienne (50 microgrammes par mètre cube-µg/m3), 4% des logements français se situent au-dessus, alors qu’avec la valeur actuellement proposée au sein de l’Union européenne (30 µg/m3), le taux d’habitations concernées atteint 22%.

Prochaine étape pour l’OQAI: exploiter toutes les données collectées pour connaître les situations à risque et proposer des solutions pour les éviter. Ainsi, les premiers résultats ont clairement montré que les garages présentent une concentration de Cov supérieure à la moyenne de celle des maisons. «Mais nous ne savons pas encore si cela signifie qu’en stockant tous ses produits dans son garage, on obtient une teneur dans la partie habitable plus faible ou si, au contraire, le garage contamine les autres pièces», explique Séverine Kirchner. La réponse pourrait engager les ministères concernés à établir des recommandations sur le positionnement des garages, par exemple.

D’une manière générale, les résultats vont très probablement entraîner des recommandations sur le comportement des ménages. Car Yves Coquin, de la Direction générale de la santé (DGS) prévient: «La qualité de l’air intérieur dépend de trois facteurs, à savoir la situation géographique, la structure architecturale du bâti, mais surtout le comportement des habitants. Des changements dans ce domaine vont s’imposer.»



(1) Par la loi du 10 juillet 2001

Par NOUZILLE - Publié dans : Présentation du livre "LES EMPOISONNEURS"
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Vendredi 10 novembre 2006 5 10 /11 /2006 19:36
Ci dessous un article paru ce jour dans le Monde
Compte rendu
Scientifiques et ONG dénoncent la "pandémie silencieuse" créée par la pollution chimique
LE MONDE | 10.11.06 | 13h19  •  Mis à jour le 10.11.06 | 14h15

a pollution chimique, du fait de ses effets sur le développement cérébral de l'enfant, a créé "une pandémie silencieuse dans les sociétés modernes", qui concerne des millions d'enfants, mais "n'apparaît pas dans les données statistiques sur la santé", regrettent les docteurs Philippe Grandjean (université du Sud-Danemark) et Philip Landrigan (Mount Sinai Hospital, New York). Dans un article mis en ligne, mercredi 8 novembre, par la revue britannique The Lancet, ils recensent les données connues sur la toxicité neurologique des produits chimiques chez la femme enceinte et le jeune enfant. Leur constat, lourd, plaide pour que des tests renforcés soient menés sur les substances chimiques avant qu'elles ne soient commercialisées.

 
A l'appui de leur travail, les deux chercheurs citent une étude américaine des Centres pour le contrôle des maladies (CDC) datant de 1994. Selon elle, un enfant sur six présentait un trouble du développement de très léger à sévère. Le plus souvent affectant le système nerveux. Selon un rapport du Conseil national de la recherche américain publié en 2000, 3 % de ces anomalies résulteraient directement d'une exposition environnementale. Un quart serait la conséquence d'une interaction entre des facteurs environnementaux et des susceptibilités génétiques individuelles.

A ce jour, des dizaines de milliers de produits chimiques sont disponibles sur le marché : on en comptabilise 100 000 dans l'Union européenne et 80 000 aux Etats-Unis. Or, moins de la moitié ont fait l'objet de tests d'évaluation de leur toxicité. Pour 80 % d'entre eux, aucune information n'est disponible sur les effets que ces substances pourraient avoir sur le développement du cerveau de l'enfant.

Cinq produits - plomb, méthyle, mercure, arsenic, polychlorobiphényle (PCB) - et des solvants, comme le toluène, ont une neurotoxicité connue qui affecte le développement. Trois autres - manganèse, fluorures et perchlorates - sont suspectés de causer des troubles de la mémoire, des troubles du comportement et des retards intellectuels.

"ENORME ICEBERG"

Ces produits pourraient n'être que "la partie émergée d'un énorme iceberg", affirment les auteurs de l'étude, qui rappellent la vulnérabilité du cerveau humain au cours de son développement. La preuve de la toxicité chez l'adulte n'est aujourd'hui connue que pour 202 produits. Pour un millier d'autres, elle n'a été démontrée qu'en laboratoire mais ces tests ne prennent pas en compte les fonctions neurologiques supérieures.

Le plus souvent, une substance est identifiée comme toxique chez l'adulte lors d'expositions professionnelles ou d'empoisonnement et, pour l'enfant, lors d'intoxications aiguës. Ce n'est que dans un second temps qu'apparaissent des données épidémiologiques sur les déficits comportementaux chez les enfants exposés au cours de la grossesse à des concentrations inférieures à celles qui sont toxiques pour l'adulte.

Les effets se font souvent sentir à long terme. Ce fut le cas, soulignent les deux chercheurs, avec "l'exposition au plomb présent dans l'essence des enfants des pays industrialisés nés entre 1960 et 1980". C'est aussi celui des pays en voie de développement, où une réglementation moins contraignante autorise l'exportation, malgré leur toxicité, de certains pesticides.

L'article du Lancet rejoint ainsi les préoccupations de l'Appel de Paris, lancé le 7 mai 2004 et signé par plus d'un millier de scientifiques dans le monde - dont plusieurs Prix Nobel - et 1 500 organisations non gouvernementales. Dans un mémorandum, rendu public jeudi 9 novembre et adressé notamment aux 25 Etats membres de l'Union européenne, les signataires proposent "164 mesures à mettre en oeuvre (...) afin d'éviter ou d'atténuer les crises de santé publique".


Paul Benkimoun

Les mesures proposées par l'Appel de Paris

Le mémorandum de l'Appel de Paris, rendu public jeudi 9 novembre, demande "le retrait du marché" des substances chimiques cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction comme le formaldéhyde, certains phtalates (DEHP), le bisphénol A, le cadmium et le mercure, et de leurs dérivés. L'appel souhaite également le "renforcement du projet de règlement européen" sur ce sujet (Reach). Il préconise une "autorisation de mise sur le marché des pesticides, additifs alimentaires et cosmétiques, selon une procédure réglementaire comparable à celle utilisée pour les médicaments". Les signataires de ce texte appellent enfin à une réorientation du 7e programme cadre de la Communauté européenne pour la recherche et le développement technologique, en faveur de l'écologie et de la prévention des maladies environnementales.

Par NOUZILLE - Publié dans : Risques environnementaux
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Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /2006 09:29
Le 9 novembre 2006, des scientifiques de renommée internationale présenteront le Mémorandum de l'Appel de Paris lors d'une conférence de presse qui aura lieu à 12h30 à la Maison de l'UNESCO. Autour du Pr. Dominique Belpomme, Yann Arthus-Bertrand, les Pr. Richard Clapp, James Clark, Marc Dufumier, Philippe Desbrosses et Genon Jensen dévoileront à la presse le contenu du Mémorandum.


Ce document, fruit de la concertation de 68 experts internationaux, propose 164 mesures à mettre en œuvre dans le domaine de la santé environnementale afin d'éviter ou d'atténuer les crises de santé publique dans les Etats membres de l'Union Européenne. Ces mesures concernent les maladies principalement liées à la pollution chimique : cancers, stérilité, malformations congénitales, obésité, maladie du système nerveux, allergies…

Ces mesures proposent notamment :
le retrait du marché des substances chimiques Cancérogènes, Mutagènes et Reprotoxiques (CMR) comme le formaldéhyde, certains phtalates (DEHP), le bisphénol A, le cadmium et le mercure, ainsi que leurs dérivés respectifs, etc. Ces mesures impliquent le renforcement du projet de règlement européen REACH
le retrait du marché des produits organobromés, en raison de la très grande réactivité du brome avec l'ozone et donc de la possibilité d'aggraver la disparition de la couche d'ozone stratosphérique
l'autorisation de mise sur le marché des pesticides, additifs alimentaires et cosmétiques selon une procédure réglementaire comparable à celle utilisée pour les médicaments
la réduction programmée de l'utilisation des pesticides, le développement de l'agriculture biologique, et donc une réforme de la politique agricole commune
la valorisation des déchets par le tri sélectif et le recyclage en remplacement de l'incinération et de la coïncinération
la création d'une agence européenne et d'un institut de recherche pour l'amélioration de la gestion et du traitement des déchets
la nécessité d'orienter le 7ème programme cadre de la communauté européenne pour la recherche et le développement technologique en direction de l'écologie et de la prévention des maladies environnementales, et non pas seulement en direction de la génétique et des traitements
l'enseignement de l'écologie et de l'hygiène dès le plus jeune âge
la création d'une nouvelle discipline médicale : la médecine environnementale.
La version intégrale du Mémorandum de l'Appel de Paris sera remise aux personnes présentes à la conférence de presse, ou sur demande par voie postale à partir du lundi 13 novembre.


Cette conférence de presse est organisée dans le cadre du Second colloque de l'Appel de Paris intitulé "Environnement et santé durable : une expertise internationale" qui s'articulera autour de trois sessions :
        10h-12h      Cancer et autres maladies environnementales
        14h-16h      Protéger la santé des enfants et des femmes enceintes
        16h-18h      REACH, le principe de substitution et la chimie verte


L'Appel de Paris, déclaration internationale sur les dangers sanitaires de la pollution chimique, est aujourd'hui signé par un millier de personnalités scientifiques internationales et par le Comité permanent des médecins européens (CPME), représentant l'ensemble des Conseils de l'ordre et organismes médicaux des 25 Etats membres de l'Union européenne.
Par NOUZILLE - Publié dans : Risques environnementaux
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