Mercredi 16 novembre 2005
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Alors que les représentants de la chimie européenne et française poussent des cries d'orfraie sur les effets économiques potentiellement désastreux de la future réglementation européenne Reach, qui doit être adoptée dans une formule pourtant "light" par le Parlement européen ce jeudi 17 novembre, l'UIC (union des industries chimiques), qui regroupe les fabricants de l'hexagone, a publié ces jours-ci un bulletin de conjoncture qui mérite attention (consultable sur son site www.uic.fr. >>Après des années de déprime, la chimie retrouve le sourire. Selon l'UIC "Sur les 8 premiers mois de l'année 2005, l'activité de l'industrie chimique en France, hors pharmacie, confirme le début d'amélioration constaté en 2004, avec un taux de croissance en volume de 2,9 % par rapport à l'année antérieure. Sur lensemble de lannée 2005, les prévisions de croissance sétablissent à 2,7 %, contre 0,7 % en 2004. Après un début d'année très soutenu, le 2ème trimestre a été marqué par un net ralentissement.". >>Pour l'UIC, la croissance est tirée notamment par le secteur de la chimie organique et des savons-parfums et des produits d'entretien, alors que la chimie minérale et les spécialités sont moins à la fête. >>L'UIC prévoit une croissance de 2,2% en 2006 et espère la mise en oeuvre des propositions du Groupe de réflexion stratégique sur l'avenir de l'industrie chimique « Ces prévisions à moyen terme seront rendues dautant plus difficiles que la mise en oeuvre du futur règlement européen REACH fait peser de nombreuses incertitudes sur les perspectives économiques de lindustrie chimique » a commenté Alain Devic, Président de lUIC. L'organisation patronale ajoute: "Parallèlement, l'ensemble de l'industrie chimique européenne (EU 25), qui a connu une croissance plus vigoureuse que la France en 2004 devrait connaître une croissance plus modeste en 2005 (+ 1,6 % hors pharmacie) et plus marquée en 2006 (+ 2,5 %)." Autrement dit: tout ne va si mal pour les industriels, qui ne cessent de se plaindre de leur mauvais sort.
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