Reach s'invite au sommet européen

Publié le par NOUZILLE

A priori, le projet de réglement REACH sur les produits chimiques devrait être à l'ordre du jour du conseil des ministres de l'industrie le 12 et 13, puis du Conseil européen, réunion des chefs d'Etat et de gouvernement, qui se tient les 15 et 16 décembre à Bruxelles.
-Rappelons que REACH, qui vise à imposer une évaluation préalable d'environ 30 000 substances chimiques, a été adopté en première lecture, dans une version minimaliste (suite à un accord de compromis entre conservateurs et socialistes européens) au Parlement européen en novembre. Son adoption par le Conseil est indispensable. Si le Conseil adopte un texte différent du Parlement, il faudra une seconde lecture au Parlement européen début 2006. Si les pays membres ne sont pas encore d'accord, ils peuvent également reporter le sujet au prochain conseil.
- Les représentants des médecins ont écrit la semaine dernière aux chef d'Etat et de gouvernement pour les inciter à adopter REACH en réhaussant les critères sanitaires et les contraintes imposées à l'industrie chimique. Celle-ci, de son côté, poursuit son lobbying pour que REACH coûte le moins cher possible aux entreprises, au nom de la compétitivité.

Commenter cet article

NOUZILLE 12/12/2005 13:41

A la foule de questions interéssantes posées dans ce commentaire, j'ai justement tenté d'apporter quelques réponses dans mon enquête et dans le livre., à partir des témoignages, d'interviews d'experts variés, de docuemnts officiels et officieux. Je ne prétends pas être exhaustif, mais juste rassembler quelques informations utiles, et parfois masquées. Un autre livre vient de compléter mon analyse, celui écrit par l'ancien député Vert André Schieri titré "Silence! On intoxique" à la Découverte, qui pose les mêmes questions à partir d'une expérience d'élu en butte aux lobbies.

Sartori 12/12/2005 10:36

REACH… un espoir ?

L’adoption du projet « REACH », concernant l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances par le Parlement Européen le 28 novembre 2205, nous prouve que cette volonté de régulation et de surveillance des produits chimiques, entrant dans la composition de tous les produits de consommation, sont devenus le problème le plus important de notre époque.

Nous sommes en droit de nous poser une foule de questions :
• Aurions-nous été en contact avec des produits dangereux ?
o Sans en être informé ?
o A l’insu du plein gré de responsables, irresponsables
• Quels sont les organismes qui fournissent l’autorisation de mise sur le marché ?
o Sous quels critères d’évaluation ?
• Pour quelles raisons a-t-on laissé des produits non testés, qui sont ou peuvent se révéler dangereux, envahir tous les secteurs de la consommation ?
• N’est-il pas trop tard pour juguler un phénomène qui touche toutes les couches de la population ?
o Combien d’agents toxiques attaquent et anémient nos défenses immunitaires ?
• N’est-il pas trop tard pour préserver les futures générations ?
o Les séquelles que subissent les géniteurs humains ne peuvent-elles pas perturber et troubler les facultés de reproduction et/ou créer des anomalies congénitales ?
o Les doses « acceptables » tolérées tiennent-elles compte du phénomène d’accumulation des mêmes composants et/ou de la combinaison avec d’autres agents qui peuvent générer des effets primaires ou secondaires agressifs ?
o Combien de maladies sont-elles imputables à des dérèglements d’origines chimiques ?
• Aurait-on exposé toute une population à des risques majeurs pour des questions d’intérêts ?
o Quel est le taux « acceptable » de morts et de victimes des progrès de la civilisation et des leurres de la chimie miraculeuse ?
o Le principe de précaution est-il caduque dès qu’il est question de gros sous ?
• Les chimistes, industriels, importateurs et services de contrôles ne sont-ils pas tenus de mettre sur le marché que des substances n’ayant aucun effet de nuisance ?
• Le fait de fabriquer, d’importer et de vendre des produits dangereux, ne correspond-il pas à un délit ?
• Le fait de connaître les conséquences liées à l’utilisation de ces produits dangereux, sans prévenir l’utilisateur des risques qu’il encourt, est-il considéré comme un empoisonnement ?
• Le fait de mettre sur le marché des produits, qui sont nuisibles à la santé d’une partie ou de l’ensemble de la population, ne doit-il pas être considéré comme un crime ?
Le fait, de fabriquer, d’importer et de vendre des agents toxiques, qui sont susceptibles d’affecter irrémédiablement la survie de l’Homme, doit être jugé comme un crime contre l’Humanité.

Rappel : Cancer 130 à 150 000 morts tous les ans
1e ) Progression annuel : 1980 = 150 000 nouveaux cas
: 2000 = 278 000 nouveaux cas
Les causes : ??????????????
Les effets :
Une maladie en progression constante qui s’alimente d’elle-même aux sources d’une bienheureuse pourvoyeuse qui se nomme : consommation, aidée, il est vrai, par une comparse redoutable ; la PUB.
Une égérie qui ne recule devant aucun subterfuge pour vanter tous les bienfaits homériques des dernières molécules extraites, avec acharnement, du Grand Puit des Sciences, grâce au Génie des Grands Savants exerçant tout leur Grand Art dans le laboratoire promoteur.
Une égérie qui oublie tous les effets primaires ou secondaires désastreux !…

2e ) La mortalité affectée au cancer du fumeur n’est-elle imputable qu’au seul tabac ?

3e ) Les autres maladies et séquelles ???????????

------------
REACH... une petite victoire bien limitée dans une guerre mondiale où l’Homme a peu de chance de gagner.
Il reste l'espoir...
Les cimetières sont remplis d'espoirs en suspens !