Lundi 26 décembre 2005
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Le désamiantage du Clémenceau fait l'objet d'une vive polémique.
ci-dessous le communiqué publié le 23 décembre par le comité anti-amiante Jussieu et l'ANDEVA (voir sit andeva, dans les liens ci-contre)
Désamiantage du Clemenceau
Le ministère de la Défense confirme que le désamiantage en Inde ne respectera pas les conditions de sécurité réglementaires françaises. LAndeva et le Comité Anti-Amiante Jussieu demandent au gouvernement de renoncer à faire partir le porte-avions.
LAndeva et le Comité Anti-Amiante Jussieu ont pu vérifier ce matin que les prescriptions minimales de sécurité qui devraient sappliquer si le porte-avions « Le Clemenceau » était désamianté en France, ne seront pas respectées en Inde, ou lex fleuron de la marine doit être démantelé.
Reçues ce matin au ministère de la Défense, après lannonce, hier, dun appareillage imminent, les associations ont pris connaissance de létat du désamiantage conduit dans le port de Toulon et des conditions dans lesquelles il doit être achevé dans la baie dAlang, en Inde, sous la responsabilité de la société SDI, contractante de lEtat français.
Premier constat : le ministère de la Défense na pas été en mesure de justifier le fait que les 40 000 m2 amiantés de dalles de sol du navire nont pas été retirés en France. Cette opération qui peut parfaitement être réalisée ici car elle ne porte pas atteinte à la navigabilité du Clemenceau, risque, si elle est mal conduite, dentraîner une contamination majeure du bâtiment. Or, il existe en France des entreprises compétentes pour la mener à bien, ce qui nest évidemment pas le cas en Inde.
Second constat : concernant le désamiantage en Inde, aucun plan de retrait de lamiante na semble-t-il été réalisé. Cest pourtant la clef de voûte de lorganisation dun chantier pour qu'il respecte les conditions de sécurité. A linstar de cette grave lacune et contrairement à lengagement des autorités françaises, il apparaît clairement que lachèvement du désamiantage de la coque sera très loin de respecter la réglementation française. Ainsi, sur des aspects fondamentaux de la prévention, comme la formation des ouvriers qui réaliseront les opérations, le contrôle du chantier en toute indépendance du maître duvre et du maître douvrage, ou encore le suivi médical des opérateurs, rien na été à ce jour prévu et organisé. Alors que le ministre du Travail vient récemment de rappeler à lordre les entreprises de désamiantage qui ne respectent pas la réglementation, il apparaît que le ministère de la Défense organise sciemment le contournement de celle-ci.
LAndeva et le Comité Anti-Amiante Jussieu ont écrit ce jour au Premier ministre et au ministre de la Défense pour leur demander de renoncer à faire réaliser cette opération à hauts risques dans un pays qui ne possède ni la réglementation ni le savoir-faire technique.
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