Centrales nucléaires: pas d'excès de leucémies selon l'INVS

Publié le par NOUZILLE

Dans son bulletin épidémiologique paru ce jour, l'Insitut de veille sanitaire (www.invs.sante.fr, voir lien ci-contre) publie une synthèse d'une étude scientifique (sous la signature de chercheurs de l'Inserm et de l'IRSN, déjà parue en 2004 dans une revue spécialisée anglo-saxonne) sur les cas de leucémies autour de 29 centrales nucléaires françaises. Les experts n'ont decelé aucun excès significatifs statistiquement de leucémies. Ce qui ne signifie pas qu'il n'y en ait pas, mais les données ne permettent peut-être pas de les considérer comme significatifs.

voir le bulletin BEH 4/2006
Incidence des leucémies de l’enfant aux alentours des sites nucléaires français entre 1990 et 1998 Mélanie White-Koning, Denis Hémon, Dominique Laurier, Margot Tirmarche, Eric Jougla, Aurélie Goubin, Jacqueline Clavel
En voilà quelques extraits, mais il faut lire l'ensemble pour avoir une idée complète de l'étude.

" Globalement, l’incidence des leucémies de l’enfant observée autour des 29 sites nucléaires français étudiés ne s’écarte pas significativement de l’incidence attendue durant la période 1990-1998. On ne met pas non plus en évidence de diminution du SIR en fonction de la distance de la résidence de l’enfant au site nucléaire, quelle que soit la classe d’âge étudiée. Cette étude représente la première analyse de l’incidence des leucémies portant sur 29 sites nucléaires français, y compris l’ensemble des 19 CNPE, et reposant sur des données d’incidence plutôt que de mortalité. La période, les groupes d’âge et les zones étudiées ont tous été choisis a priori, ce qui confère une validité statistique aux résultats obtenus. L’estimation de la population à risque a été effectuée grâce à plusieurs méthodes d’interpolation différentes afin de vérifier la stabilité des estimations. Les différentes méthodes d’analyse statistique utilisées ont conduit à des résultats extrêmement proches, renforçant ainsi notre confiance en la fiabilité de nos estimations. Les excès d’incidence de leucémie observés à Chinon et Civaux et le déficit observé à Bruyères/Saclay/Fontenay perdent leur significativité statistique une fois appliquée la correction de Bonferroni. Ainsi, les analyses globales des 29 sites et les analyses par site n’ont pas montré de différences statistiquement significatives entre les nombres de cas observés et attendus. L’étude des 19 CNPE a donné des résultats semblables, même en tenant compte de leur puissance électrique ou de leur année de mise en service."

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