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Lu, ce jour, cette dépêche AFP
Clemenceau: les associations dénoncent la dernière proposition française
AFP 26.01.06 | 18h13
Deux associations anti-amiante ont qualifié jeudi d'"opération de communication" la proposition du gouvernement français à l'Inde de rapatrier les déchets amiantés qui seront enlevés de l'ex-porte-avions Clemenceau après son démantèlement prévu sur un chantier indien.
"C'est une opération de communication qui ne change rien au problème de fond", a déclaré à l'AFP Michel Parigot au nom de l'Andeva et du Comité anti-amiante Jussieu.
"Le risque pour les ouvriers indiens qui vont désamianter la coque du Clemenceau au chantier naval d'Alang (Etat du Gujurat) restera le même", a ajouté M. Parigot, qui est à la fois vice-président de l'Andeva (Association nationale de défense des victimes de l'amiante) et président du Comité anti-amiante Jussieu.
Le porte-parole du ministère de la Défense, Jean-François Bureau, a annoncé jeudi matin que la France était prête à rapatrier en France les déchets amiantés qui seront enlevés de l'ancien porte-avions.
"Notre ambassadeur de France a indiqué au comité d'experts indien (qui doit donner un avis autorisant ou non le navire à venir en Inde, ndlr) que, si les autorités indiennes le demandent, les déchets amiantés seront rapatriés en France", a déclaré M. Bureau, lors du point de presse hebdomadaire du ministère.
"Cette question ne semblait pas résolue, donc nous avons fait cette proposition pour lever toute ambiguïté et pour le coup, au retour, nous appliquerons évidemment la convention de Bâle sur le transport des déchets dangereux", a ajouté le porte-parole.
"La France veut appliquer la convention de Bâle au retour, mais pas à l'aller", a ironisé M. Parigot.
Paris continue de soutenir, observe-t-il, que l'ex-porte-avions est actuellement un matériel de guerre et ne rentre pas dans la Convention de Bâle. "C'est une astuce car le Clemenceau n'est plus qu'une coque, ce n'est donc pas un matériel de guerre", selon M. Parigot.
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