Les dégâts de la pollution à Tours et Orléans

Publié le par NOUZILLE

Poursuivant ses études d'impact sanitaire de la pollution de l'air sur la santé des citadins, l'Institut de veille sanitaire (www.invs.sante.fr ) a publié début janvier une étude sur les agglomérations de Tour et Orléans. Cet impact de chiffre à quelques dizaines de décès par an. Et ces travaux confirment ceux réalisés dans la majorité des autres grandes villes: que les pics de pollution, trop médiatisés, ne constituent que 8% de l'impact sanitaire, l'essentiel des malades et des décès intervenant du fait de la pollution de fond. Autrement dit: les vrais dangers sont quotidiens, et non pas épisodiques, ce qui devrait normalement conduire les autorités à rabaisser les seuils d'information de la population, agir davantage en termes de prévention et réduire le niveau global de pollution. Les "gains sanitaires" seraient alors très importants au niveau du pays, pouvant se chiffrer en milliers de vies sauvées... Mais, une fois de plus, les experts, qui répètent ces données depuis quelques années, ne sont guère entendus.

Ci-dessous la présentation de l'étude de l'InVS, consultable sur son site (voir lien ci-contre)

Agglomérations d’Orléans et de Tours
Impact à court et long terme

L’évaluation de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique sur les agglomérations d’Orléans et de Tours présentée dans ce rapport s’inscrit pleinement dans la continuité des orientations du Plan régional pour la qualité de l’air de la région Centre, qui fixe les orientations visant à prévenir, réduire ou atténuer les effets de la pollution atmosphérique. L’impact sanitaire à court terme de la pollution atmosphérique a été calculé en termes de morbidité (admissions hospitalières en 2002 et 2003) et de mortalité anticipée.

La mortalité à long terme a également été étudiée. Les nombres de cas estimés sont :
- Orléans : 11 [2-23 = intervalle de confiance à 95%) hospitalisations pour motif respiratoire, 26 [16-36]* pour motif cardiovasculaire et 59 [36-84]* décès long terme ;
- Tours : 11 [3-22]* hospitalisations pour motif respiratoire et 34 [20-48]* pour motif cardiovasculaire et 61 [37-86]* décès long terme.

Le calcul des gains sanitaires associés à différents scénarii de réduction de la pollution atmosphérique montre que c’est le scénario diminution des niveaux de 25 % de la moyenne annuelle du polluant considéré qui constitue la mesure la plus efficace. Cette étude montre notamment que les effets sanitaires apparaissent à des niveaux de pollution inférieurs à ceux pour lesquels les mesures sont prises actuellement et que les actions les plus efficaces seraient donc celles qui associeraient une réduction des émissions à la source de façon quotidienne à une diminution du nombre de pics de pollution.

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