Présentation du livre "LES EMPOISONNEURS"

Jeudi 27 octobre 2005
Vincent Nouzille, 47 ans, journaliste indépendant depuis 2003, partage ses activités d'enquêteur entre la presse, l'édition et la télévision.
- Il a été notamment grand reporter à l’Express, au Nouvel Economiste et à l’Expansion, rédacteur en chef à VSD, chroniqueur à Radio France International.
- Spécialiste des questions économiques et des enquêtes sur des sujets de société, il est l’auteur de plusieurs ouvrages de réfèrence, dont
* "Les Parrains Corses" (avec Jacques Follorou, Fayard ,2004), une investigation complète sur la mafia corse,
* "La Traque Fiscale" (Albin Michel, 2000), une enquête dans les cuisines du fisc,
* "L'Antidrogue" (avec Bernard de la Villardière, Le Seuil, 1994), une plongée dans l'univers de la lutte contre la toxicomanie et le trafic de drogue.

- Il a également coécrit des biographies "non autorisées" de grands patrons, comme Jean-Luc Lagardère ("L'Acrobate", Le Seuil, 1998, avec Alexandra Schwartzbrod) et Francis Bouygues ("Citizen Bouygues", avec Elisabeth Campagnac, Belfond, 1988).
- Il enseigne également l'enquête au CFJ (Centre de formation des journallistes) à Paris.
Par NOUZILLE
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Vendredi 28 octobre 2005
LES EMPOISONNEURS

Enquête sur les polluants et les produits qui nous tuent à petit feu

Vincent NOUZILLE
FAYARD
Sortie octobre 2005

Au moins 800 000 personnes devraient mourir en France des effets de la pollution dans les vingt prochaines années. L’équivalent d’une ville comme Marseille sera ainsi rayé de la carte, à cause des produits chimiques que nous utilisons et des polluants que nous respirons ou ingérons sans prendre garde. Face à cette hécatombe prévue - 40 000 morts minimum par an - et en grande partie évitable, les industriels se barricadent, les gouvernements tergiversent et l’opinion semble encore endormie. Comme si on annonçait en début de chaque année qu’une nouvelle canicule allait s’abattre sur la France, au moins deux fois plus meurtrière que celle de 2003 qui a tué 15 000 personnes, et que personne ne faisait rien !
Amiante, produits chimiques, pesticides, métaux lourds, dioxines, ozone, particules diesel : pour la première fois, une enquête tente d’évaluer les hécatombes sanitaires, passées et futures, de tous ces polluants, et s’interroge sur les responsabilités de tous les « empoisonneurs » aussi involontaires soient-ils.
Il est temps d’écouter les victimes, d’entendre les alertes des experts, de décrire les vrais risques et les incertitudes, de s’interroger sur ces contaminations collectives liées au monde du travail ou à la vie urbaine, dont la France semble prendre conscience plus tardivement que d’autres pays, faute de politiques ambitieuses de prévention et de précaution.

Témoignages inédits, reportages aux quatre coins de France, dernières découvertes des chercheurs, confidences des médecins, plongée dans les coulisses de l’industrie et du pouvoir, documents confidentiels, rapports méconnus ou enterrés : « Les Empoisonneurs » rassemble les données, officielles et officieuses, pour s’informer en toute impartialité sur ces risques de notre vie quotidienne. Il explique comment il est encore possible d’éviter le pire, à condition de ne plus se voiler la face.
Par NOUZILLE
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Lundi 10 juillet 2006
Le ministère de la santé et celui ministère de l'écologie ont dressé le bilan du plan national santé environnement deux ans après son lancement. Il reste beaucoup à faire!

Plan National Santé Environnement : bilan depuis son lancement en juin 2004 (dossier de presse)

le 5 juillet 2006

Annoncé par le Président de la République en janvier 2003, le Plan National Santé Environnement (PNSE), élaboré sous l’autorité des ministres en charge de la santé, de l’écologie, du travail et de la recherche, a été adopté le 21 juin 2004.

Ce plan s’inscrit dans les orientations de la Charte de l’environnement adossée à la Constitution, qui affirme que « chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé » », et répond à la stratégie européenne de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), réaffirmée lors des conférences de Londres en 1999 et de Budapest en 2004. Depuis la loi relative à la politique de santé publique adoptée en août 2004, il est un des cinq grands plans de santé publique à renouveler tous les cinq ans.
le bilan complet est consultable à l'adresse web:
http://www.ecologie.gouv.fr/article.php3?id_article=6044
Par NOUZILLE
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Lundi 11 septembre 2006
Ayant été mobilisé par la préparation d'un nouveau livre ces dernières semaines, je n'ai pu mettre à jour ce blog comme je l'aurais souhaité. Que les fidèles visiteurs veuillent m'excuser de cette absence passagère.
Le futur livre, à paraître début octobre chez Fayard, est une enquête sur les députés et le poids des lobbies -économiques, industriels, etc- à l'Assemblée nationale. Où il sera notamment question des lobbies du nucléaire, de la chimie, des exploitants d'eau, des transporteurs, des agrciulteurs, viticulteurs, chasseurs, avec les députés qui les relaient.. et ceux qui s'y opposent. Un livre dont nous reparlerons...
Par NOUZILLE
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Vendredi 24 novembre 2006
article paru le 22 sur lejournaldelenvironnement.net


Pollution de l’air des logements: la situation s’éclaire

22/11/2006 13:52
Hier, l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) a présenté les premiers résultats d’une grande enquête sur le degré de pollution des logements français. Mais les scientifiques doivent encore mener un long travail d'analyse de ces données avant que les pouvoirs publics ne puissent s’emparer du sujet.

Evaluer

 

Prévu dès 1999, et mis en place en 2001 (1), l’OQAI a enfin rendu public des résultats. Il s’agit d’une campagne nationale qui a porté sur 567 résidences principales (1.612 personnes interrogées) entre 2003 et 2005 et qui permet de dresser, statistiquement, un état de la qualité de l’air intérieur de l’ensemble des 24 millions de logements français. Des données loin d’être négligeables selon Andrée Buchmann, présidente de l’OQAI, qui rappelle que nous passons plus de 80% de notre temps à l’intérieur de locaux, principalement notre chambre dans laquelle nous passons 6 à 7 heures par jour.

30 polluants ont été recherchés, dont les composés organiques volatils (Cov), le monoxyde de carbone (CO) et le formaldéhyde. Un questionnaire sur 600 points (caractéristiques socio-économiques, présence d’un ou plusieurs fumeurs, aération, temps passé dans chaque pièce, utilisation de produits nettoyants ou cosmétiques, etc.) a également été adressé aux occupants des logements.

Si les polluants recherchés ont tous été retrouvés dans la grande majorité des logements, 45% des logements présentent des niveaux de concentration très faibles pour l’ensemble des polluants mesurés. Seule une minorité des logements (9%) présente des concentrations élevées pour plusieurs polluants simultanément.

Dernier résultat important: selon le polluant, 5 à 30% des foyers présentent des valeurs nettement plus élevées que les concentrations moyennes. «Cela pose une question aux ministères en charge du dossier (santé, urbanisme, environnement), estime Séverine Kirchner, coordonnatrice scientifique de l’OQAI. Voudra-t-on améliorer la qualité de l’air intérieur sur le plus grand nombre de logements, ou bien sur les 5 à 30% des habitations les plus polluées?»

Verdict dans quelques mois, voire quelques années. Car les dispositions réglementaires ne devraient pas voir le jour tout de suite, qu’il s’agisse de valeurs d’exposition limites pour les substances polluantes, de nouvelles normes pour la ventilation ou l’étiquetage des caractéristiques sanitaires et environnementales des produits de construction. En effet, beaucoup de questions demeurent, notamment sur les valeurs limites à instaurer.

On ne connaît pas à l’heure actuelle l’impact sanitaire de chaque polluant en fonction de l’exposition. «Cette question est scientifiquement très complexe, ce qui justifie que l’on prenne du temps», estime Odile Gauthier, de la Direction de la prévention des pollutions et des risques du ministère chargé de l’environnement. Pour le formaldéhyde par exemple, Séverine Kirchner note que si l’on adopte la valeur canadienne (50 microgrammes par mètre cube-µg/m3), 4% des logements français se situent au-dessus, alors qu’avec la valeur actuellement proposée au sein de l’Union européenne (30 µg/m3), le taux d’habitations concernées atteint 22%.

Prochaine étape pour l’OQAI: exploiter toutes les données collectées pour connaître les situations à risque et proposer des solutions pour les éviter. Ainsi, les premiers résultats ont clairement montré que les garages présentent une concentration de Cov supérieure à la moyenne de celle des maisons. «Mais nous ne savons pas encore si cela signifie qu’en stockant tous ses produits dans son garage, on obtient une teneur dans la partie habitable plus faible ou si, au contraire, le garage contamine les autres pièces», explique Séverine Kirchner. La réponse pourrait engager les ministères concernés à établir des recommandations sur le positionnement des garages, par exemple.

D’une manière générale, les résultats vont très probablement entraîner des recommandations sur le comportement des ménages. Car Yves Coquin, de la Direction générale de la santé (DGS) prévient: «La qualité de l’air intérieur dépend de trois facteurs, à savoir la situation géographique, la structure architecturale du bâti, mais surtout le comportement des habitants. Des changements dans ce domaine vont s’imposer.»



(1) Par la loi du 10 juillet 2001

Par NOUZILLE
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