REACH réglementation des produits chimiques

Mercredi 2 novembre 2005
ES BLOUSES BLANCHES DEFENDERONT REACH LE 8 NOVEMBRE A BRUXELLES « On soigne les malades atteints de cancer et non l'environnement qui est lui-même malade » déplore le Pr. Dominique Belpomme, cancérologue-Président de l'Association française pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse (ARTAC). C'est lors de son 7ème colloque à l'UNESCO en 2004 que l'ARTAC a initié l'Appel de Paris, déclaration internationale sur les dangers sanitaires des polluants chimiques. Ce que proclame cet appel : Article 1 : Le développement de nombreuses maladies actuelles est consécutif à la dégradation de l'environnement Article 2 : La pollution chimique constitue une menace grave pour l'enfant et pour la survie de l'Homme Article 3 : Notre santé, celle de nos enfants et celle des générations futures étant en péril, c'est l'espèce humaine qui est elle-même en danger. Parmi les premiers signataires de l'Appel : plusieurs centaines de scientifiques internationaux, plusieurs prix Nobel de médecine, près d'un millier d'ONG, les Conseils nationaux de l'ordre des médecins des 25 Etats-membres (CPME), 150 000 citoyens européens. Objectif : un million de signatures. Non, le cancer n'épargne pas les enfants ! Et ceux qui en souffrent sont chaque année de plus en plus nombreux. Tout aussi préoccupant : en Europe, 1 enfant sur 7 est asthmatique, 15% des couples ne peuvent pas avoir d'enfants, et le nombre de malformations congénitales augmente. La croissance de toutes ces maladies semble être principalement liée au rôle toxique des polluants chimiques présents dans notre environnement. C'est ce que souligne l'Appel de Paris* lancé par l'ARTAC l'année dernière et signé par le CPME. Ce que demande l'Appel de Paris ? Protéger l'enfant par l'adoption de normes toxicologiques plus contraignantes, tout mettre en œuvre pour interdire ou encadrer très strictement l'utilisation des substances dangereuses cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction (CMR). Pour cela, renforcer concrètement les conditions de mise sur le marché de ces substances grâce au projet de règlement européen REACH. C'est aux décideurs européens de prouver leur volonté de freiner cette épidémie de nouvelles maladies, en soutenant et renforçant REACH. En raison de l'origine environnementale de nombreuses maladies, la prévention doit être de la responsabilité de tous. Si gouverner, c'est anticiper, épargnons les générations futures en soutenant REACH. *Déclaration internationale sur les dangers sanitaires de la pollution chimique. Voir www.artac.info L'ARTAC vous invite à une conférence de presse sur REACH et l'APPEL DE PARIS mardi 8 novembre au Parlement Européen à Bruxelles à 11 H.
Par NOUZILLE
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Mercredi 2 novembre 2005
L’Europe a besoin de REACH • Le 14 novembre prochain, à Strasbourg, le Parlement européen se réunira pour examiner le nouveau projet de réglementation sur les produits chimiques intitulé REACH (en anglais : Registration, Evaluation, and Authorisation of Chemicals) qui vise à identifier et éliminer progressivement les produits chimiques les plus dangereux pour la santé et l’environnement. • Il s’agit d’un enjeu essentiel de santé publique en Europe. La campagne de prélèvements sanguins, menée depuis janvier 2004 par le WWF auprès des eurodéputés, des ministres de l’environnement et de trois générations au sein d’une même famille dans chaque État de l’Union européenne, a prouvé que près d’une quarantaine de produits chimiques toxiques se retrouvent dans le sang des personnes testées. Plus grave, une autre série de tests a démontré qu’ils se transmettent de la mère à l’enfant, durant la grossesse, via le cordon ombilical. Enfin, des études scientifiques ont prouvé le lien entre la présence de certaines substances chimiques dans le sang et l’apparition de multiples maladies: cancers, troubles neurologiques, perturbations de la reproduction et de manière plus générale des systèmes hormonaux... • Ces résidus toxiques trouvés dans le sang proviennent des substances chimiques présentes dans nos aliments et les produits que nous côtoyons et utilisons dans la vie de tous les jours (films plastiques, peintures, poêles anti-adhésives, parfums, cartons de pizzas, même certaines tétines de biberons, etc.). Reste à savoir lesquels précisément. Or, aujourd’hui, moins de 10% des produits chimiques commercialisés en Europe sont soumis à des contrôles, eux-mêmes très insuffisants. Il est donc urgent de contrôler et d’interdire progressivement l’usage des produits chimiques les plus toxiques et de favoriser leur remplacement par des produits de substitution moins dangereux pour la santé. Tel est l’enjeu du projet de réglementation REACH. • Or, rien n’est joué. L’industrie chimique, qui redoute, à tort, de perdre de sa compétitivité face aux concurrents étrangers, refuse de voir durcir la législation sur les produits chimiques et fera tout pour qu’il ressorte du Parlement de Strasbourg une législation édulcorée. Le WWF demande à l’inverse qu’avant toute commercialisation, les produits chimiques soient soumis à un processus d’évaluation des risques rigoureux pour permettre des décisions responsables en toute connaissance de cause et en considérant les alternatives, à l’instar de ce qui est fait pour les médicaments avant leur mise sur le marché. Le 14 novembre, tout le monde doit se mobiliser pour que le Parlement européen adopte sans concession le projet REACH. Cedric Du Monceau, Directeur Général du WWF-France Daniel Richard, Président du WWF-France
Par NOUZILLE
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Jeudi 3 novembre 2005
A quelques jours de l'examen (du 14 au 16 novembre) par le Parlement européen du projet de réglement REACH sur l'évaluation des produits chimiques, le formol, substance chimique omniprésente dans notre vie quotidienne (bois agglomérés et contreplaqués, textiles, vernis, colles, cahiers, produits alimentaires, etc) fait l'objet d'une discrète bagarre. >Classé cancérigène certain pour l'homme depuis juin 2004 par le Centre international de recherche sur le cancer (Organisation mondiale de la santé OMS), le formol (ou formaldéhyde) doit être étudié le 17 novembre par l'actuel Bureau européen des substances chimiques (à Ispra en Italie) lequel va théoriquement statuer sur sa classification pour l'Union Européenne. -La France, par l'intermédiaire de l'Inrs (institut national de recherche et de sécurité) a déposé en juillet dernier un dossier afin que le formol soit classé cancérigène certain au niveau européen. L'Allemagne semble y être moins favorable, soutenu par certains industriels de la chimie. Ces derniers redoutent cette classification européenne, qui aura des retombées réglementaires contraignantes. -Enjeu: toute la fabrication de meubles, tables, chaises, qui emploie du formol à grande échelle, sans réglementation appropriée et sans prévenir les consommateurs. Or le formol est un irritant pour les voies respiratoires et il est -désormais- considéré un cancérigène certain, au moins par l'OMS... -Dans "Les Empoisonneurs", découvrez plus de détails sur la bataille secrète du formol, et notamment le résultat d'études françaises qui établissent que les expositions des enfants au formol dans les crèches et les écoles constituent des "risques non négligeables" pour la santé publique. Le formol devrait faire parler de lui dans les semaines à venir...
Par NOUZILLE
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Mercredi 9 novembre 2005
Directive Reach : Greenpeace critique Bruxelles >L'association écologiste a de nouveau exprimé son inquiétude mercredi sur le contenu de la directive européenne Reach qui oblige l'industrie chimique à réguler les substances mises sur le marché. >>L'association écologiste Greenpeace a essayé d'alerter une nouvelle fois le public sur la directivre européenne concernant les produits chimiques Reach. Ils ont déployé une banderole mercredi après-midi à l'entrée de la commission européenne à Bruxelles. Celle-ci représente José Manuel Barroso, président actuel de la Commission, avec le commissaire à l'industrie Gunther Verheugen en train de nourrir un bébé à l'aide d'une éprouvette remplie de produits chimiques. Une inscription les interpelle : «Messieurs, jusqu'où êtes-vous prêt à aller pour satisfaire l'industrie chimique?» >Reach est une directive européenne censée obliger l'industrie chimique à évaluer les substances mises sur le marché. Mais le niveau de cette évaluation fait actuellement débat à Bruxelles. L'industrie chimique ne veut pas fournir de données toxicologiques et environnementales et veut se contenter de fournir des informations sur les propriétés physico-chimiques de leurs molécules. Associations de défense de l'environnement, syndicats et médecins demandent en revanche une véritable radioscopie de la molécule, de ses nuisances et de son impact sanitaire. >En 1991, il a été demandé à l'industrie chimique de fournir des informations précises sur la toxicité des nouvelles molécules mises sur le marché. Pour les substances sorties avant cette date, on ne dispose que de très peu d'informations. «Reach devait servir de compromis : l'industrie devait fournir moins d'informations pour les nouvelles molécules, et en procurer un peu sur les anciennes», explique Jorgo Riss de Greenpeace. >On dénombre 30.000 substances concernées par la directive, des substances dont la production s'élève à au moins une tonne par an. «Toute la discussion au parlement et au sein de la commission est de réduire encore la base de données d'informations pour 20.000 des 30.000 substances», regrette Jorgo Riss. >Cette question très technique, difficile à comprendre, sera une nouvelle fois discutée le 17 novembre à Bruxelles. >>>>par Laure NOUALHAT, article dans LIBERATION.FR : mercredi 09 novembre 2005
Par NOUZILLE
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Dimanche 13 novembre 2005
La formule de Reach s'appauvrit >>par Julie MAJERCZAK >>QUOTIDIEN : jeudi 10 novembre 2005 >>Bruxelles (UE) correspondance >>Reach est mal parti. A une semaine du vote du Parlement européen sur le projet de législation sur les produits chimiques, l'un des plus grands chantiers actuels de l'UE, l'industrie est en passe de gagner le bras de fer. Après de longues tractations, les eurodéputés conservateurs, socialistes et libéraux sont parvenus, hier, à un compromis qui revoit fortement à la baisse la proposition initiale de la Commission européenne. >Reach veut instaurer, sur onze ans, un nouveau système d'enregistrement, d'évaluation et d'autorisation des substances chimiques. Environ 30 000 produits fabriqués dans des quantités dépassant une tonne par an seraient enregistrés et testés. Le but : vérifier leur toxicité sur l'environnement et la santé, et éliminer les plus dangereux. >Car ces produits ­ qui représentent près de 90 % des substances chimiques commercialisées dans l'UE ­ n'ont jamais fait l'objet d'évaluation publique alors qu'ils entrent dans la composition de nombreux produits de consommation courante (cosmétiques, entretien, peintures...). Une révolution. >Jusqu'à hier, les défenseurs de Reach espéraient encore trouver une majorité socialiste-libérale-verte pour voter le texte. Objectif : mettre sur le côté le groupe numériquement le plus important au sein du Parlement, le Parti populaire européen (PPE, droite), et le plus à l'écoute des industriels, d'autant que la chimie européenne occupe la première place mondiale devant les Etats-Unis avec un marché de 556 milliards d'euros par an, générateur de 1,7 million d'emplois. > C'était oublier le poids des eurodéputés allemands, première délégation au sein du Parlement (98 sièges sur 732), qui, toutes couleurs confondues, à l'exception des Verts et des communistes, se sont faits le relais efficace de leur industrie, elle-même chef de file en Europe et farouche adversaire d'un projet jugé trop coûteux (lire ci-dessous). Ainsi, sur les dix commissions parlementaires chargées de rédiger un rapport sur Reach, les Allemands ont réussi à faire désigner six rapporteurs dont quatre issus des rangs du PPE. >Craignant de ne pas faire le plein de voix alors que tous les amendements devaient être déposés hier avant 18 heures, les socialistes ont donc accepté de passer un compromis avec le PPE sur les aspects les plus controversés liés à l'enregistrement, acceptant notamment d'alléger encore un peu plus les tests et les informations obligatoires. «Cela ne rime plus à rien. On va rester dans le noir pour deux tiers des produits»,déplore un collaborateur du groupe des Verts.«L'industrie chimique fait une grosse erreur. Elle choisit une logique économique à courte vue, mais elle risque de perdre la confiance des citoyens.» >C'était ça ou pas de Reach, justifient les socialistes. Les Français acquiescent. «Céder à l'industrie aurait été ne pas avoir de texte», estime l'eurodéputé Béatrice Patrie. Les Nordiques jugent, eux, que la ligne rouge a été franchie. Cependant, le compromis ne tranche pas tous les points de divergence, notamment ceux liés au principe de substitution. Les jeux ne sont donc pas complètement faits. Verdict, le 17 novembre.
Par NOUZILLE
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