AMIANTE et les suites

Mardi 1 novembre 2005
Pierre Méquinion " Je suis victime de l'amiante, je ne me tairais pas et veux partir en paix " "Je suis adhérent (depuis 1975), militant, et responsable depuis à la CFDT depuis longtemps. Mon engagement, je l'ai toujours mis au service de la défense des salariés, de l'emploi et de la santé de ceux-ci. Je suis un ancien salarié des chantiers navals où j'ai travaillé de 1973 à 1980 puis de FDRS, entreprise qui a poursuivi l'activité électromécanique après la liquidation des chantiers de la Normed à Dunkerque." " Mon engagement s'est quelque peu modifié depuis que je suis victime de cette " saloperie " qu'est l'amiante. Mais il reste entier au service de la CFDT (syndicat des métaux de Dunkerque et le Littoral) et il est devenu UN COMBAT POUR LA JUSTICE (...)" "J'ai engagé un procès au TASS, face à ceux qui ont délibérément mis ma vie en danger. Mon espoir: Que ce procès puisse servir de jurisprudence à la CFDT pour les entreprises ayant les mêmes activités (Electromécanique, construction et réparation de moteurs, de transformateurs, maintenance électromécanique) que celles que j'ai pratiqué et plus particulièrement pour les PMI et PME où il est singulièrement plus difficile de se défendre" (...) "Mon combat, je le mène, avec le soutien des adhérents et sympathisants CFDT de mon entreprise, et avec la volonté première de préserver, d'une part mes ayants droits (au cas où !!) d'autre part mes anciens collègues de travail embauchés à partir de 1980 (...) A ce jour, nous sommes plus d'une trentaine de salariés touchés (34) et avons enregistré 5 décès (il est cruel et tragique de voir partir une collègue à 46 ans avec deux enfants et un collègue de 47ans, tous deux " étouffés " par l'amiante). La mort me guette désormais au quotidien et je veux pouvoir partir en paix (...)" "Le livre de Vincent NOUZILLE est particulièrement bien documenté et les Verités qu'il nous livre devraient en faire réfléchir plus d'un." *Pierre MEQUINION
Par NOUZILLE
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Jeudi 3 novembre 2005
-Chantiers de désamiantage: Larcher "préoccupé" par les conditions de travail -Le ministre délégué au Travail Gérard Larcher a fait part jeudi de sa "préoccupation" quant aux conditions de travail dans les chantiers de désamiantage, qui "ne suivent pas les conditions imposées par les textes". "Nous avons lancé dès l'année 2004 un contrôle des chantiers de désamiantage: 74 contrôles en 2004, 780 contrôles depuis 9 mois", a rappelé M. Larcher devant le Sénat, répondant à une question du sénateur Joël Bourdin (UMP, Eure). "J'aurai l'occasion dans quelques jours de dévoiler mes préoccupations, car malheureusement ces contrôles révèlent que ces chantiers de désamiantage ne suivent pas les conditions qui sont imposées par les textes", a-t-il ajouté. Interrogé, son ministère a indiqué que le bilan des contrôles devrait "a priori" faire l'objet d'une communication sur la Santé au travail lors du prochain conseil des ministres, mercredi 9 novembre. Les contrôles ont pour objet de "repérer et sanctionner le cas échéant les manquements aux règles de sécurité très strictes encadrant les activités de retrait d'amiante friable", a-t-on rappelé. En 2004, 76% des contrôles effectués (soit 55) "ne respectaient pas certains points essentiels de la réglementation", selon le ministère. "De graves irrégularités" avaient été constatées, notamment le "défaut ou insuffisance du plan de retrait", des "dysfonctionnements des tunnels entrée-sortie assurant le confinement du chantier" ou encore la "durée de travail excessive en zone confinée". Trois arrêts de chantiers avaient été ordonnés, selon lui. Ces contrôles avaient été lancés en mars 2004 par la Direction des relations du travail (DRT) du ministère, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) et l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS).
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Lundi 7 novembre 2005
C'est mercredi que Gérard Larcher, le ministre du travail, doit annoncer les résultats très "inquiétants" de l'enquête nationale sur près de 700 chantiers de désamiantage, menée cet été par ses services et par l'INRS: selon des sources concordantes, la plupart des entreprises concernées ne respecteraient pas les textes en vigueur, notamment en termes de protection des salariés exposés. De nombreuses infractions ont été constatées par les inspections du travail chargées des contrôler les sites. Les chantiers de désamiantage, notamment ceux manipulant de l'amiante non friable (dalles en amiante-ciment, plafonds, tuyaux) seraient particulièrement touchés par les infractions. Les résultats de cette enquête de terrain sont connus depuis plusieurs semaines par les experts qui les ont diligentés, mais le ministère les a jugés si alarmants qu'ils ne pouvaient être rendus publics sans annoncer en même temps un plan d'action correcteur, de sanctions et de prévention...
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Mercredi 9 novembre 2005
Comme nous l'avions écrit ces jours derniers, Le ministre du travail Gérard Larcher devait présenter ce mercredi l'enquête désastreuse sur les conditions de travail sur les chantiers de désamiantage. Mais la déclaration en conseil des ministres qu'il avait lui-même annoncée, la conférence de presse prévue et le communiqué -près depuis plusieurs jours- se font toujours atttendre. La crise des banlieues sans doute... Ce n'est probablement qu'une question de jours... Trop de mauvaises nouvelles en même temps, cela risque de démoraliser l'opinion?
Par NOUZILLE
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Mercredi 16 novembre 2005
Contrairement aux espoirs des associations de défense de victimes de l'amiante, la Cour de Cassation a confirmé hier le non-lieu prononcé par la cour d'appel de Douai en 2004 dans une instruction ouverte à Dunkerque suite aux plaintes de quatre "veuves de l'amiante" déposées en 1996. >> L'instruction avait conduit à la mise en examen de 8 anciens responsables de Normed et Sollac pour "atteintes involontaires à la vie ou à l'inégrité physique". Un non-lieu avait été prononcé en décembre 2003 par le tribunal correctionnel de Dunkerque, confirmé par la Cour d'appel de Douai le 15 juin 2004, s'appuyant notamment sur les nouvelles dispositions pénales de la "loi Fauchon" de 2000, qui rend plus difficile la condamnation des délits involontaires (voir p. 70 du livre "Les Empoisonneurs"). >>Concernant les quatre dossiers tranchés hier par la Cour de Cassation, les magistrats ne se sont appuyés dans leur arrêt que sur des motifs de procédure, précisant: «En rejetant ce pourvoi, la chambre criminelle n'a porté aucune appréciation sur la valeur des charges réunies contre les mis en examen». Autrement dit: les autres plaintes pourraient, elles, aboutir. >>Depuis le début 2005, les "veuves de Dunkerque" et l'Andeva (association nationale de défense des victimes de l'amiante) ont déposé d'autres plaintes. Celles-ci doivent être regroupées et instruites par le pôle santé publlique du Palais de justice de Paris. >>Les associations, qui ont manifesté le 15 octobre à Paris pour un "vrai procès pénal" de l'amiante, ont également critiqué, devant les missions d'enquêtes parlementaires, les obstacles juridiques rencontrés lors des affaires, notamment les dispositions restrictives de la loi Fauchon. >>Voir les réactions sur le site de l'andeva: http://andeva.free.fr/
Par NOUZILLE
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