Ozone: les normes ne protègent pas la santé

Publié le par NOUZILLE

Dans un article paru dane le numéro d'avril de la revue Environmental Health Perspectives (N°114, N°4,april 2006), des chercheurs américains confirment ce qui était déjà une quasi-certitude: l'ozone, polluant secondaire majeur particulièrement présent dans les zones urbaines ou industrielles en période estivale, a des effets immédiats et mortels sur l'homme. Mais ils insistent notamment sur le fait que ces effets sont sensibles bien au-dessous des seuils d'alerte actuels et même des niveaux traditionnellement considérés comme très bas. Autrement dit: les normes actuelles ne protègent pas la santé.
Ce n'est pas la première fois que les études scientifiques remettent en question les normes en matière de pollution à l'ozone. L'OMS s'est déjà plusieurs fois posé la question, les débats européens sur le sujet sont importants. Mais en France, alors que l'ozone provoque probablement plusieurs milliers de décès par an, le sujet est totalement passé sous silence. Les seuils d'information ou d'alerte de la population sont beaucoup trop hauts puisque les effets sur la santé sont sensibles avec de très faibles quantités. Un scandale que nous avons dénoncé dans "Les Empoisonneurs", en nous basant sur toutes les études disponibles, qui sont particulièrement impressionnantes. Cet article de la revue EHP confirme, une fois de plus, l'ampleur du problème qui reste posé...

résumé de l'article d'Environmental health perspectives, avril 2006

Ozone Overload
Current Standards May Not Protect Health
Ozone is a common urban pollutant that has been linked to health effects such as reduced lung function, increases in respiratory symptoms, and development of asthma. Now a team of researchers reports that ozone may pose a danger to human health even at levels far below the limits set by current U.S. and international regulations [EHP 114:532-536; Bell et al.]. The team conducted a study of 98 U.S. urban communities between 1987 and 2000 to investigate whether there is a threshold below which ozone does not affect mortality, and report that they were unable to identify such a threshold.

Smog alert. A new study was unable to identify a threshold below which ozone no longer affected premature mortality.

More than 100 million Americans live in areas that exceed the EPA's National Ambient Air Quality Standard (NAAQS) for ozone of 80 parts per billion (ppb) ozone averaged over a peak 8-hour time period. The EPA is currently reviewing scientific evidence to determine whether that NAAQS should be revised in order to meet the 1997 Clean Air Act's goal of protecting human health with an adequate margin of safety.

The researchers embarked on this project to better identify that margin. Data were gathered from the National Morbidity, Mortality, and Air Pollution Study, a project launched in 1996 to address questions about the degree to which particulate matter is responsible for changes in daily mortality rates. They also used ozone data from the EPA and weather data from the National Climatic Data Center. Then they applied a Bayesian hierarchical model to mortality data from the National Center for Health Statistics to evaluate the relationship between ambient ozone levels and mortality rates within each community over a 14-year period.

The key finding of their research is strong and consistent evidence that daily increases in ambient ozone exposure were associated with daily increases in premature mortality. This was true even at very low pollution levels, including an idealized scenario in which every community always met current ozone regulations. In that scenario, each daily 10-ppb increase of 8-hour ozone was associated with a 0.30% increase in mortality.

"All results indicate that any threshold would exist at very low concentrations, far below current U.S. and international regulations and nearing background levels," the authors write. They conclude that any reduction in ambient ozone levels, such as through transportation planning in urban areas, could be expected to yield important benefits to public health, even in areas that already meet current regulatory standards.

Richard Dah
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J
Bon. C'est encore J. F. M. Y. <br /> Seriez vous intéréssé sur ce blog, par "l'envoi" d'un article-compilant maints documents INRS, OIT, CCHS, SUVA, Revues THE LANCET, SANTE & TRAVAIL, TRAVAIL & SECURITE etc... sur les dangers de l'ozone TROPOSPHERIQUE produit par photocopieurs, imprimantes, plastifieuse de docs., fax...  comme postes de soudures etc. J'ai réalisé ça par étapes au début des années 2000, au départ pour BLINDER MON PROPRE DOSSIER MEDICAL. Puis j'ai tenté en vain de placer la chose, comme article, dans divers journaux. Nul n'a mordu... ni donné quelque écho. Bref, l'article est là, qui dort. J'en ai fait pubier bien d'autres sur bien d'autres sujets, mais celui là !!!  Ciel serais-je sur ce coup assimilé aux "lanceurs d'alerte". <br /> Sinon à part vous... à qui proposer ça ???  PS/ je cherche tjs LE Médecin dont j'ai causé les 2 et  4 Février.  <br />      
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J
Euh... désolé, lire "Médecin" pas ce qui est écrit.Comme quoi ne pas se relire est un vilain défaut.
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J
Bonjour. Reconnu VICTIME DE L'AMIANTE ("asbestose nettement caractérisée") j'ai après quoi été exposé -en tant que photocopieur en nombre- à l'ozone aux c.o.v. et au toner, crachés par les photocopieurs et imprimantes laser.Mon employeur a refusé d'entendre des docs tels la fiche 43 de l'INRS, "ne pas exposer.....". Après des mois de lutte, j'ai obtenu fin 07 une déclaration (ma seconde !!!)  de M.P. imputable. "Hyper réactivité bronchique et asthme prof. par aggravation atopie due à exposition à l'ozone". Mais, employeur botte tjs. en touche. Je cherche donc désespérément LE (LA) Médecin qui voudra bien écrire ce qu'il convient, pour qu'avance mon dossier. Tant il est vrai (hélas) qu'un "L'hypothese de l'exacerbation d'un asthme atopique par l'ozone, est apparue plausible" (du à un Spécialiste des Pathologies Prof. est gênant via les mots  HYPOTHESE et PLAUSIBLE qui permettent à mon employeur de bloquer mon dossier. J'aurais livré des docs généraux plus que me concernant directement !!! Quid du droit d'alerte ? Et du devoir de précautions ?<br /> Avez vous un (des) Médecon(s) à me conseiller ? Merci<br />  
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