Le téléphone et le micro-ondes sur la sellette
A l'occasion des 3ème rencontres parlementaires Santé et Environnement, qui se sont tenues hier à l'Assemblée nationale sous la présidence de la député UMP Nathalie Kosiuscko-Morizet, le thème des interventions concernait les "ondes électromagnétiques et santé:avis de vigilance générale".
-Au coeur des débats, souvent très animés, les risques suspectés de la téléphonie mobile et de tous les appareils électroménagers (du micro-ondes au fer à repasser) sur la santé.
-Les récentes inquiétudes de riverains d'antenne-relais de téléhonie mobile, avec des cas d'enfants victimes de tumeurs cérébrales, mobilisent toujours les associations et les experts. Jusqu'à présent, aucun risque précis n'a pu être identifié de manière scientifique sur les risques des antennes-relais. Mais le débat a été vif sur ce sujet. "Cela n'est pas parce qu'on a rien découvert qu'il n'y a pas de risque à terme " a précisé Gilles Brucker, le directeur de l'Institut de veille sanitaire. Celui-ci a souligné la difficulté des études portant sur des risques émergents avec des faibles doses et de fortes incertitudes scientifiques ou lors de l'analyse de concentrations locales de cas suspects.
-La directrice de l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale et du travail (voir son rapport de juin 2005 sur la téléphonie mobile, sur son site, lien ci-contre), Michèle Froment-Védrine a expliqué, de son côté, que les risques, s'ils existent, concernent plutôt les téléphones eux-mêmes, portés près des oreilles, dont l'usage prolongé peut avoir des impacts négatifs sur la santé, qu'il est encore difficile de mesurer. La vigilance impose aux autorités sanitaires plus de messages de précaution à destination des parents et des enfants, comme cela se pratique au Royaume-Uni...
-Très remontée, Michèle Rivasi, présidente du Criirem (Centre de recherche et d'informations indépendantes sur le rayonnement électromagnétique) a tout de même fustigé élus et opérateurs, qui continuent d'installer des antennes-relais près des écoles ou des lignes à haute tension près des pavillons, malgré les conseils contraires des experts, et qui omettent d'informer les usagers des risques électromagnétiques de tous les appareils (téléphone, rasoir, écoute-bébé, sèche-cheveux, micro-onde, ordinateurs) alors que les textes les y obligent... Elle a également cité les études qui évoquent des risques des ondes pour le système cardiovasculaire, le système neurologique, l'apparition de cancers, la dépression. "Combien de morts faudra-t-il attendre pour agir?" a-t-elle demandé.
-L'ensemble de ces appareils electroniques ou électroménagers dégagent en effet des champs électromagnétiques en plus ou moins grande quantité, plus ou moins sensible selon la distance, comme l'ont rappelé maints experts. Les études scientifiques internationale ont mis en évidence un risque de doublement des leucémies chez les enfants fortement exposés à ces champs magnétiques à très basse fréquence, au point que le Centre international de recherche sur le cancer a classé les champs à extrêmement basse fréquence comme des agents cancérigène possibles en 2002.
-Des précautions simples sont nécessaires, que ce soit pour l'information des consommateurs ou pour éviter que les enfants utilisent trop leurs téléphone ou qu'ils dorment avec trop d'engins électroniques (portables, réveils, consoles) près de leur tête.
-Concluant ces rencontres, le ministre de la santé, Xavier Bertrand a annoncé qu'il voulait inciter les fabricants à diminuer le niveau d'ondes des portables. Il souhaite aussi obliger les opérateurs à communiquer les puissances des antennes, que les préfets doivent pouvoir faire mesurer. Il a aussi demandé aux opérateurs de ne pas mener de campagne de pub en direction des enfants et de ne pas promouvoir de téléphones dédiés à ce public. Esperons que cela ne demeurera pas un voeu pieux.
-Au coeur des débats, souvent très animés, les risques suspectés de la téléphonie mobile et de tous les appareils électroménagers (du micro-ondes au fer à repasser) sur la santé.
-Les récentes inquiétudes de riverains d'antenne-relais de téléhonie mobile, avec des cas d'enfants victimes de tumeurs cérébrales, mobilisent toujours les associations et les experts. Jusqu'à présent, aucun risque précis n'a pu être identifié de manière scientifique sur les risques des antennes-relais. Mais le débat a été vif sur ce sujet. "Cela n'est pas parce qu'on a rien découvert qu'il n'y a pas de risque à terme " a précisé Gilles Brucker, le directeur de l'Institut de veille sanitaire. Celui-ci a souligné la difficulté des études portant sur des risques émergents avec des faibles doses et de fortes incertitudes scientifiques ou lors de l'analyse de concentrations locales de cas suspects.
-La directrice de l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale et du travail (voir son rapport de juin 2005 sur la téléphonie mobile, sur son site, lien ci-contre), Michèle Froment-Védrine a expliqué, de son côté, que les risques, s'ils existent, concernent plutôt les téléphones eux-mêmes, portés près des oreilles, dont l'usage prolongé peut avoir des impacts négatifs sur la santé, qu'il est encore difficile de mesurer. La vigilance impose aux autorités sanitaires plus de messages de précaution à destination des parents et des enfants, comme cela se pratique au Royaume-Uni...
-Très remontée, Michèle Rivasi, présidente du Criirem (Centre de recherche et d'informations indépendantes sur le rayonnement électromagnétique) a tout de même fustigé élus et opérateurs, qui continuent d'installer des antennes-relais près des écoles ou des lignes à haute tension près des pavillons, malgré les conseils contraires des experts, et qui omettent d'informer les usagers des risques électromagnétiques de tous les appareils (téléphone, rasoir, écoute-bébé, sèche-cheveux, micro-onde, ordinateurs) alors que les textes les y obligent... Elle a également cité les études qui évoquent des risques des ondes pour le système cardiovasculaire, le système neurologique, l'apparition de cancers, la dépression. "Combien de morts faudra-t-il attendre pour agir?" a-t-elle demandé.
-L'ensemble de ces appareils electroniques ou électroménagers dégagent en effet des champs électromagnétiques en plus ou moins grande quantité, plus ou moins sensible selon la distance, comme l'ont rappelé maints experts. Les études scientifiques internationale ont mis en évidence un risque de doublement des leucémies chez les enfants fortement exposés à ces champs magnétiques à très basse fréquence, au point que le Centre international de recherche sur le cancer a classé les champs à extrêmement basse fréquence comme des agents cancérigène possibles en 2002.
-Des précautions simples sont nécessaires, que ce soit pour l'information des consommateurs ou pour éviter que les enfants utilisent trop leurs téléphone ou qu'ils dorment avec trop d'engins électroniques (portables, réveils, consoles) près de leur tête.
-Concluant ces rencontres, le ministre de la santé, Xavier Bertrand a annoncé qu'il voulait inciter les fabricants à diminuer le niveau d'ondes des portables. Il souhaite aussi obliger les opérateurs à communiquer les puissances des antennes, que les préfets doivent pouvoir faire mesurer. Il a aussi demandé aux opérateurs de ne pas mener de campagne de pub en direction des enfants et de ne pas promouvoir de téléphones dédiés à ce public. Esperons que cela ne demeurera pas un voeu pieux.
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